Maladies infectieuses

CoVID-19 : immunité, style de vie

• Bookmarks: 671522


Source : N1

Les sites de « santé natu­relle » et les mar­chands de com­plé­ments ali­men­taires se déchaînent à dif­fu­ser leurs recom­man­da­tions dans le climat d’an­xiété lié à l’épi­dé­mie de coro­na­vi­rus CoVID-19N2. De leur côté, les médias « domi­nants » font briller l’es­poir de la mise au point de nou­veaux trai­te­ments anti­vi­raux et de vac­cins : la solu­tion du pro­blème serait donc dans la pharmacie…

En l’ab­sence de trai­te­ment et de pro­tec­tion vac­ci­nale, la seule arme pour un indi­vidu qui prend soin d’é­vi­ter tout contact conta­mi­nant est de pos­sé­der un sys­tème immu­ni­taire « réac­tif »… Les causes de son affai­blis­se­ment sont mul­tiples (voir immu­no­dé­fi­cienceN3) et de nom­breux indi­vi­dus mécon­naissent cette insuf­fi­sance. Par exemple, l’é­tude Herpimax/2002 révé­lait une séro­pré­va­lence dans la popu­la­tion fran­çaise de 67 % pour le HSV‑1 et de 17,2 % pour le HSV‑2 — deux virus de l’herpèsN4 — qui passe inaper­çue car cette infec­tion est le plus sou­vent asymp­to­ma­tique. Or il s’agit de virus immu­no­sup­pres­seurs.

Il faut aussi prendre en compte le fait que le syn­drome de détresse res­pi­ra­toire aigüe (SDRAN5) — phase avan­cée de la mala­die CoVID-19 — est lié à une sur-réaction du sys­tème immu­ni­taireN2. Dans ce qui suit, la pro­po­si­tion n’est donc pas de « sti­mu­ler » le sys­tème immu­ni­taire mais d’a­dop­ter, si ce n’est déjà fait, un style de vie qui n’af­fai­blit pas les défenses immu­ni­taires : ce que j’ap­pelle « culti­ver sa santé » !

Il n’est pas exclu que notre orga­nisme doive affron­ter le virus SARS-CoV‑2 — le plus tard pos­sible si nous res­pec­tons les règles de confi­ne­ment et de dis­tan­cia­tion sociale — car sa cir­cu­la­tion paraît iné­luc­table. Il est donc avisé de veiller dès main­te­nant à ce que notre sys­tème immu­ni­taire soit en mesure d’y résister.

Il est bien entendu que ces pré­cau­tions viennent en com­plé­ment des mesures sani­taires nor­males en situa­tion d’é­pi­dé­mie : dis­tan­cia­tion phy­sique (et non sociale !), port d’un masque anti-projections là où la dis­tan­cia­tion n’est pas garan­tie, iso­le­ment des per­sonnes por­teuses de virus etc. L’UNADFI (2020N6) a dressé avec per­ti­nence une liste d’af­fir­ma­tions fan­tai­sistes, sou­vent com­plo­tistes, dif­fu­sées par des « char­la­tans en ligne ».

On ne connaît pas de remède miracle à cette infec­tion dans la phar­ma­co­pée tra­di­tion­nelle. Se gaver de vita­mines et d’huiles essen­tielles, c’est oublier que ces sub­stances pro­duisent, comme tout médi­ca­ment, des effets indé­si­rables. La sagesse dicte plutôt d’é­vi­ter toute carence, se pré­ser­ver du stress (malgré la situa­tion) et de faire de l'exercice de manière régulière.

Les points abor­dés ici viennent en com­plé­ment d’in­for­ma­tions, assez concor­dantes, dif­fu­sées sur les médias depuis le début de la pandémie.

➡ Je ne suis ni méde­cin, ni cher­cheur en méde­cine ou en bio­lo­gie… Les seules com­pé­tences que je reven­dique sont celles de la docu­men­ta­tion scien­ti­fique et de l’ar­chi­vage numé­rique. Les expli­ca­tions don­nées ici sont donc emprun­tées aux auteurs des docu­ments réfé­ren­cés, à lire avec un regard cri­tique. J’ai veillé à placer un maxi­mum de liens per­met­tant d’ap­pro­fon­dir le sujet et de véri­fier la confor­mité des sources. N’hésitez pas à ins­crire vos ques­tions, com­men­taires et cor­rec­tions au bas de la page !

Sommaire

Manger gras et protéiné !

Les recom­man­da­tions de l’AIMSIBN7 montrent en pre­mier que nos choix alimentaires veillent à la santé des défenses immu­ni­taires, plus par­ti­cu­liè­re­ment la pro­tec­tion anti­vi­rale assu­rée par les lipo­pro­téinesN8. En résumé, manger suf­fi­sam­ment « gras » (voir mon article) et « pro­téiné » (voir mon article), se sup­plé­men­ter si néces­saire en vita­mine D — selon le bilan san­guin, voir mon article. Veiller à une bonne hydratation avant ou pen­dant les repas riches en ces nutriments.

C’est un dis­cours dif­fé­rent de ceux des nutri­tion­nistes qui se contentent d’â­non­ner à la radio : « Ne mangez pas trop gras et sucré ! » Car, on l’a bien com­pris, leur seule obses­sion est de « garder la ligne » !

Phytothérapie

En France, l’Agence natio­nale de sécu­rité sani­taire de l’alimentation, de l’environnement et du tra­vail (ANSESN9) met en garde contre la consom­ma­tion irré­flé­chie de remèdes « natu­rels » pour la pré­ven­tion et le trai­te­ment de symp­tômes attri­bués à l’in­fec­tion CoVID-19. Mais elle assène un dis­cours pater­na­liste qui s’af­fran­chit au besoin du savoir scien­ti­fique : l’armoise annuelleN10 est par exemple mise en exergue comme « faux remède contre le palu­disme » inef­fi­cace face au CoVID-19 — sans doute une allu­sion sub­tile à la chlo­ro­quine — alors qu’elle contient de l’arté­mi­si­nineN11 qui est la base des médi­ca­ments anti­pa­lu­diques les plus récents. Le prix Nobel de méde­cine a été attri­buée à Tu Youyou en 2015 pour avoir décou­vert les vertus anti­pa­lu­diques de l’ar­moise annuelle ; mais il est vrai qu’elle était chi­noise, et une femme en plus 😣 !

Un détour par le palu­disme s’im­pose. Des articles élo­gieux avaient été publiés sur les vertus anti­pa­lu­diques de tisanes à l’ar­moise, mais avec une très pauvre puis­sance sta­tis­tique. Plus récem­ment, deux essais ran­do­mi­sés à grande échelle (cosi­gnés par Christian Perronne) démon­trant l’ef­fi­ca­cité de l’ar­moise asia­tique et afri­caine dans le trai­te­ment du palu­disme et de la bil­har­zioseN12 ont été publiés, mais tous deux ont donné lieu à rétrac­ta­tion (2019N13).

Après avoir sup­posé que les vertus anti­pa­lu­diques de la plante pou­vaient être dues à la pré­sence d’autres molé­cules que l’ar­té­mi­si­nine — absente dans la variété afri­caine arte­mi­sia afraN14 — l’ex­pé­ri­men­ta­tion in vitro a prouvé que le prin­cipe actif serait bien l’ar­té­mi­si­nine. Voir à ce sujet la dis­cus­sion de Jérémy Anso (2020N15) qui avait été un fervent défen­seur des ini­tia­tives de La Maison de l’Artemisia :

Cette étude in vitro [Pamela Weathers en pré­pu­bli­ca­tion] nous révèle que la quan­tité d’artémisinine est fon­da­men­tale dans la prise en charge des malades du palu­disme. Or, cette concen­tra­tion est garan­tie dans les pro­duc­tions phar­ma­ceu­tiques, mais beau­coup moins dans les dif­fé­rentes cultures ou varié­tés, rajou­tant une forme d’incertitude qui pour­rait être dangereuse.

Pour plus d’in­for­ma­tions sur le sujet artemisia/paludisme/CoVID-19, lire un entre­tien avec le palu­do­logue Pascal Millet, pra­ti­cien hos­pi­ta­lier au CHU de Bordeaux (18 juin 2020N16).

Le pro­fes­seur Peter Seeberger, direc­teur du Max-Planck Institute de Postdam, annon­çait tam­bour bat­tant, le 24 juin, avoir conduit un essai cli­nique prou­vant l’ef­fi­ca­cité d’un extrait de l’ar­moise l’armoise annuelleN10 pour le trai­te­ment de la CoVID-19 et mis en vente ce pro­duit dans sa star­tup ArtemiFlow… Mais ce résul­tat n’a donné lieu à aucune publi­ca­tion ! Pour plus de détails, voir un article de For Better Science (2 juillet 2020N17).

La phy­to­thé­ra­pie est dis­cré­di­tée par les médias se récla­mant (sou­vent abu­si­ve­ment) d’une démarche « scien­ti­fique », et sur­éva­luée par ceux qui la pra­tiquent sans se sou­cier de l’ab­sence d’es­sais thé­ra­peu­tiques « prou­vant » son effi­ca­cité. Les guille­mets s’im­posent car cette divi­sion en deux camps — chacun accu­sant l’autre d’être à la solde de l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique ou du com­merce de pseudo-remèdes — fait l’im­passe sur l’ex­pé­rience cli­nique des pra­ti­ciens de santé et de leurs patients.

Compléments alimentaires

Un excès de sub­stances anti-inflammatoires pour­rait exer­cer un effet néfaste face à une attaque virale puisque l’in­flam­ma­tion fait partie des méca­nismes de défense de l’or­ga­nisme. Toutefois, comme je l’ai exposé dans l’ar­ticle Compléments alimentaires, l’ob­jec­tif d’une sup­plé­men­ta­tion n’est pas d’u­ti­li­ser le com­plé­ment comme un médi­ca­ment mais de com­pen­ser les carences qui peuvent appa­raître au fil des années.

Certains trai­te­ments de méde­cine ortho­mo­lé­cu­laireN18 incluent au pro­to­cole de soin contre la CoVID-19 l’ad­mi­nis­tra­tion de vita­mine C à forte dose par voie intra­vei­neuse. C’est l’op­tion rete­nue par plus de 20 hôpi­taux new-yorkais en com­plé­ment du cock­tail hydroxy­chlo­ro­quine + azi­thro­my­cine promu par l’IHU de Marseille (Mongelli L et Golding B, 2020N19). Il ne s’agit pas d’un soin pré­ven­tif puisque cette injec­tion est réser­vée aux patients reçus en soins inten­sifs. La dose jour­na­lière de vita­mine C, dans ce pro­to­cole de soin, serait d’en­vi­ron 16 fois la dose ali­men­taire recom­man­dée — 90 mg pour les hommes et 75 mg pour les femmes. Des experts pro­testent tou­te­fois que ce pro­to­cole n’est pas validé par des études cli­niques (Bogart N, 2020N20) mais celles-ci ont lieu en Chine (Saul AW, 2020N21). Une étude pré­li­mi­naire aux USA sur des patients de sep­ti­cé­mie et de syn­drome res­pi­ra­toire aigu n’a­vait pas donné de résul­tat posi­tif (Fowler AA et al., 2019N22).

Les taux de vita­mine C chez les patients atteints de coro­na­vi­rus chutent dra­ma­ti­que­ment lors­qu’ils souffrent de sep­ti­cé­mie, une réponse inflam­ma­toire qui se pro­duit lorsque leur corps réagit de manière exces­sive à l’in­fec­tion. C’est la logique suivie pour jus­ti­fier le trai­te­ment. Dans un soin hors de l’hô­pi­tal ou en pré­ven­tion, la pro­cé­dure (contro­ver­sée) consis­te­rait à consom­mer de la vita­mine C par voie orale jus­qu’à ce que le rejet de l’ex­cé­dent se tra­duise par des coliques. Préférer de mul­tiples prises dans la jour­née à une seule admi­nis­tra­tion de forte dose.

La thia­mine (vita­mine B1N23) agit en syner­gie avec la vita­mine C. Il serait donc recom­mandé par les mêmes pra­ti­ciens d’en prendre, à titre pré­ven­tif, 50 à 100 mg quo­ti­diens répar­tis sur plu­sieurs doses, en uti­li­sant de pré­fé­rence la palette com­plète de vita­mines B.

Une sup­plé­men­ta­tion en vita­mine D (typi­que­ment 50 000 UI par semaine ou par quin­zaine) jus­qu’à atteindre un taux san­guin de 25(OH)D de 40 à 60 ng/mL aide à éviter les infec­tions de grippe et de CoVID-19 (Melzer DO et al., 2020N24 ; Grant WB et al., 2020N25 ; Martineau AR et al., 2017N26). Un mail de FoundMyFitness (18 avril 2020) précise :

Une carence en vita­mine D conduit à une sur­ex­pres­sion de la rénine [N27] (une enzyme pro­duite dans les reins) et à l’ac­ti­va­tion ulté­rieure du sys­tème rénine-angiotensine, un régu­la­teur cri­tique de la pres­sion arté­rielle, de l’in­flam­ma­tion et de l’ho­méo­sta­sie des fluides cor­po­rels. La perte de la fonc­tion ACE2 [enzyme de conver­sion de l’an­gio­ten­sineN28] dans le contexte d’une infec­tion par le SRAS-CoV‑2 per­turbe l’é­qui­libre de ce sys­tème cri­tique, favo­ri­sant l’in­fil­tra­tion des neu­tro­philes [N29], une inflam­ma­tion exces­sive et des lésions pul­mo­naires. Si la lésion pul­mo­naire évolue vers l’hy­poxie, les reins libèrent de la rénine, éta­blis­sant un cercle vicieux pour dimi­nuer l’ACE2.

Corrélation entre le taux san­guin de vita­mine 25(OH)D et le taux de mor­ta­lité par infec­tion au SARS-CoV‑2, ajusté sur l’âge. Document adressé à Angela Merkel le 18 mai 2020N30 par les bio­chi­mistes Bernd Glauner et Lorenz Borsche.

L’étude rétros­pec­tive de Glicio EJ (2020N31) sur 176 patients de CoVID-19 âgés de plus de 60 ans dans deux centres médi­caux asia­tiques a montré que plus de la moitié avaient des taux san­guins de vita­mine D — 25(OH)D — insuf­fi­sants (moins de 30 ng/ml), confir­mant que ces taux dimi­nuent avec l’âge. Bien qu’il ne s’a­gisse que de cor­ré­la­tion, ce résul­tat prêche en faveur d’une sup­plé­men­ta­tion en vita­mine D3 chez les per­sonnes âgées défi­cientes. J’ai abordé ce sujet plus en détail dans mon article Vitamine D.

Un essai cli­nique ran­do­misé en double aveugle de Castillo et al. (2020N32) a montré que l’ad­mi­nis­tra­tion de cal­ci­fe­diol (vita­mine D) à des patients CoVID-19 hos­pi­ta­li­sés rédui­sait signi­fi­ca­ti­ve­ment leur risque d’être admis en soins intensifs.

L’activité de la vita­mine D (qui est une hor­mone) est condi­tion­née par celle de la vita­mine K2. Dofferhoff ASM et col­lègues (2020N33) ont mesuré une forte asso­cia­tion entre la carence en vita­mine K et l’é­vo­lu­tion de l’in­fec­tion CiVID-19 vers une forme plus grave, dans un panel de 123 patients d’âge moyen 68 ans, plus 184 dans le groupe de contrôle. La coa­gu­la­tion est un équi­libre com­plexe entre les pro­ces­sus de pro­mo­tion et de dis­so­lu­tion des caillots dans les­quels la vita­mine K joue un rôle bien connu. […] D’autre part, un faible taux de vita­mine K semble être asso­cié à une dégra­da­tion accé­lé­rée de l’é­las­tine. Ils sug­gèrent la mise en place d’une étude pros­pec­tive déter­mi­nant l’in­té­rêt d’une sup­plé­men­ta­tion. Toutefois, dans cette étude (en pre­print) ils ne font pas de dis­tinc­tion entre les formes K1 et K2 qui ont des fonc­tions dif­fé­rentes — voir mon article Vitamine D. Cette infor­ma­tion a été uti­li­sée pour la pro­mo­tion de vente de fro­mages hol­lan­dais ainsi que celle de com­plé­ments ali­men­taires par la société VitaK qui rému­né­rait deux des auteurs (For Better Science, 2020N34).

Veiller aussi à ne pas être carencé en vita­mine B12. Ce conseil s’a­dresse en pre­mier aux per­sonnes qui consomment très peu (ou pas) de pro­duits ani­maux. Comme pré­cisé dans mon article Bilan sanguin, quelques prévisions, le taux de B12 ne devrait pas être véri­fié par ana­lyse de sang mais par l’in­ter­mé­diaire d’un dosage de l’acide méthyl­ma­lo­niqueN35 dans l’u­rine (voir N36). Tenir compte du fait que, dans une popu­la­tion saine (18 à 65 ans) les hommes sont net­te­ment plus nom­breux que les femmes à affi­cher une forte carence en vita­mine B12N37 — voir mon article Compléments alimentaires.

J’ai pris l’ha­bi­tude — voir mon article Soigner ses artères — de boire à jeun un verre d’eau avec une pincée de zéo­lithe cli­nop­ti­lo­liteN38, un ché­la­teur des métaux lourds réputé assai­nir le micro­biote intes­ti­nal et ren­for­cer l’im­mu­nité. Quelques expli­ca­tions se trouvent sur ce lien com­mer­cial : N39. C’est semble-t-il une recons­ti­tu­tion du « lait gla­ciaire » que buvaient des habi­tants de mon­tagnes — je repense chaque matin à mes chers Hunzas. La com­po­si­tion chi­mique des zéo­lithes est simi­laire à celle de l’ar­gile mais avec un mode de cris­tal­li­sa­tion radi­ca­le­ment différent.

Les solu­tés iono­phoresN40 de zinc per­mettent le pas­sage de l’ion Zn++ dans la cel­lule qui bloque la répli­ca­tion des coro­na­vi­rus et des arte­ri­vi­rus (te Velthuis AJW et al., 2010N41). Une carence en zinc favo­ri­se­rait donc l’in­fec­tion. Une sup­plé­men­ta­tion en zinc était pres­crite par le (très sul­fu­reux) Dr Zelenko, à New York, qui avait annoncé fin mars d’ex­cellent résul­tats avec un pro­to­cole de trai­te­ment en début d’in­fec­tion par ailleurs simi­laire à celui de l’IHU de Marseille (26 marsN42). Le zinc aurait par la suite été inclus au pro­to­cole de l’IHU de Marseille (25 maiN43). L’efficacité de son admi­nis­tra­tion avait été sug­gé­rée par une étude rétros­pec­tive de Carlucci P et al. (8 mars 2020lien:jj).

Source : N45

Le Dr Lagarde déclare (2020N46) :

Dans les carences en zinc, l’un des signes obser­vés fré­quem­ment est la perte de l’o­do­rat et du goût. Il en est de même chez cer­tains patients actuels, entendu sur toutes les chaînes. Leur zinc est sur­con­sommé pour lutter contre l’infection.

Le phé­no­mène serait encore plus pré­coce et plus grave chez les caren­cés très nom­breux, comme la plu­part des dia­bé­tiques, des hyper­ten­dus et suite à divers trai­te­ments lourds (Chimio, MAI etc.)

Or il a été démon­tré que l’hy­droxy­chlo­ro­quine favo­rise la péné­tra­tion du zinc dans les cel­lules, ce qui expli­que­rait en partie son effi­ca­cité par­tielle sauf pour les carencés…

Je suis per­suadé que la plu­part des malades actuels sont caren­cés en zinc et qu’il n’en faut pas énor­mé­ment en pré­ven­tion. Bien sûr il y en a aussi dans les ali­ments… mais tout dépend du régime de chacun.

Le pro­blème c’est l’ab­sorp­tion, éviter de l’as­so­cier à des céréales ou légu­mi­neuses riches en phy­tates, qui sont des ché­la­teurs, tout comme les conser­va­teurs des boîtes de conserve.

Un trem­page pen­dant 24 heures des céréales, légu­mi­neuses et fruits en coque permet de dimi­nuer leur charge en acide phy­tiqueN47 — voir mon article Régime de longévité - cuisine à l’italienne.

On trouve du zinc sur­tout dans des ali­ments riches en pro­téinesN48 : huîtres, foie de veau, viande de bœuf, œufs, cham­pi­gnons shii­take, len­tilles, graines de courge etc. Environ 10% de la popu­la­tion fran­çaise en serait caren­cée, plus par­ti­cu­liè­re­ment les végé­ta­riens, les per­sonnes âgées, celles qui souffrent de mala­dies intes­ti­nales, de mala­dies chro­niques du foie, des reins et celles qui ont eu une chi­rur­gie baria­triqueN49.

Attention aux médicaments

Au plan phar­ma­co­lo­gique, à dis­cu­ter avec votre méde­cinN7 :

Contrairement aux habi­tudes des méde­cins et de leurs patients, la prio­rité aujourd’hui face au COVID-19 n’est pas de pres­crire des médi­ca­ments nou­veaux ou anciens (anti­vi­raux ou autres) à propos des­quels on sait bien peu (sinon qu’ils sont toxiques) mais de plutôt dépres­crire des médi­ca­ments sou­vent inutiles (donnés de façon plus ou moins auto­ma­tique) et sus­cep­tibles de favo­ri­ser les patho­lo­gies infectieuses.

On sait déjà que l’âge n’est qu’un fac­teur de risque parmi d’autres de déve­lop­per une forme grave du CoVID-19. Des per­sonnes jeunes sont aussi en danger mais il sem­ble­rait (les sta­tis­tiques pour­ront le confir­mer) que la plu­part de celles admises en réani­ma­tion pré­sentent des comor­bi­di­tés — obé­sité, dia­bète, hyper­ten­sion… — ou ont des pou­mons en mau­vais état (Guan WJ et al., 2020N50).

Les articles de l’AIMSIB (2020N7 ; autre N51) sug­gèrent que les per­sonnes âgées seraient plus à risque du fait de leurs lourds trai­te­ments médi­ca­men­teux que de leur âge :

Il n’est plus dis­cuté aujourd’hui que SARS-Co-V2 se lie à sa future cellule-hôte par connec­tion à partir de ses récep­teurs mem­bra­naires ACE2 [enzyme de conver­sion de l’an­gio­ten­sineN28] qui pré­ci­sé­ment se retrou­ve­raient en nombres plus dis­po­nibles, et /ou modi­fiés, par l’adjonction de médi­ca­ments inhi­bi­teurs [de l’ACE].

Les médi­ca­ments Inhibiteurs de l’en­zyme de conver­sion les plus uti­li­sés sont le cap­to­pril, l’éna­la­pril, le lisi­no­pril (en) et le rami­pril ; une liste plus com­plète se trouve sur la page Wikipedia Inhibiteur de l’en­zyme de conver­sionN52.

Les médias ont par­tagé beau­coup d’in­for­ma­tions sur les médi­ca­ments à éviter dans le contexte de cette épi­dé­mie : anti-inflammatoires, cer­tains cor­ti­coïdes etc. Voir par exemple la liste sur le site Santé des femmesN53. L’automédication est à éviter abso­lu­ment, sur­tout avec des pro­duits ache­tés via Internet !

Hygiène de vie

Le confi­ne­ment et les « gestes bar­rière » ont évité à une majo­rité de la popu­la­tion d’être infec­tée par le SARS-CoV‑2 au prin­temps 2020. Il est pro­bable que le virus conti­nue à cir­cu­ler même en l’ab­sence de vague épi­dé­mique. Chacun doit donc se pré­pa­rer à l’at­tra­per un jour ou l’autre sans pré­avis… Il n’existe pas aujourd’­hui (avril 2020) de remède miracle pour s’en pré­mu­nir, mais on peut à tout âge assu­rer un meilleur fonc­tion­ne­ment de son sys­tème immu­ni­taire en acqué­rant de bonnes habitudes.

La sous-représentation des fumeurs chez les malades sug­gère que la nico­tine pour­rait être pro­tec­trice de l’in­fec­tion bien que, à mi-avril 2020, il n’y ait pas encore de consen­sus sur ce point (Turban P, 2020N54).

Source : en6q

Éviter de jouer les gros durs face à cette pan­dé­mie. J’ai un sys­tème immu­ni­taire « en béton armé » hérité peut-être de mes parents. Autrefois testé posi­tif au palu­disme et à de vilaines amibes en Inde, je n’en ai connu aucun symp­tôme. Parfois une fièvre qui dure moins de 24 heures… Cela ne m’empêche pas, aujourd’­hui, de dés­in­fec­ter tout objet qui entre dans la maison et de net­toyer régu­liè­re­ment mes mains à la solu­tion hydro-alcoolique — faite maison — pen­dant les sor­ties en ville. Car le virus SARS-CoV‑2 est peut-être moins mortel qu’il le paraît, mais la tra­ver­sée de cette infec­tion peut être un enfer selon les témoins qui l’ont vécue.

La baisse d’ac­ti­vité causée par le confi­ne­ment et les mesures res­tric­tives peut être une occa­sion unique de faire le point sur son style de vie, qu’il s’a­gisse de nutri­tion, de som­meil, d’exer­cice ou de « ges­tion du stress ». On peut entre autres faire de l'exercice à un niveau suf­fi­sant, sans sortir de chez soi, avec un mini­mum d’é­qui­pe­ment qui peut être bri­colé sur place. De nom­breuses vidéos four­nissent des idées utiles (par­fois très amu­santes)… L’exercice bien conduit favo­rise la pro­duc­tion d’oxyde nitriqueN56 qui permet à la fois de dila­ter les artères et d’ac­croître la résis­tance aux infec­tions bac­té­riennes ou virales.

Pour les per­sonnes à risque car­dio­vas­cu­laire dont le trai­te­ment pré­sente un risque sup­plé­men­taire face à la CoVID-19, quelques expli­ca­tions utiles sur ce site :

  • Pourquoi diminuer le cholestérol ? ➡ le tableau cholestérol/mortalité en milieu d’ar­ticle affiche une aug­men­ta­tion de la mor­ta­lité par mala­dies infec­tieuses et para­si­taires asso­ciée à un faible niveau de cho­les­té­rol global.
  • Soigner ses artères ➡ com­ment éviter au mieux la case « médicament ».

Bactéries, microbiotes

Prevotella

Notre sys­tème immu­ni­taire est indis­so­ciable des popu­la­tions bac­té­riennes (micro­biotesN57) actives dans les zones humides de notre orga­nisme. On parle beau­coup du micro­biote intes­ti­nal (N58 ; autre N59) mais l’in­fec­tion pul­mo­naire causée par le virus SARS-CoV‑2 affecte bien entendu le micro­biote pul­mo­naire. Ces micro­biotes ne sont pas homo­gènes — leur com­po­si­tion peut varier consi­dé­ra­ble­ment selon la région consi­dé­rée d’un même organe — et ils se diver­si­fient consi­dé­ra­ble­ment selon les indi­vi­dus. Caractériser un micro­biote exi­ge­rait d’i­den­ti­fier les mil­liers d’es­pèces de bac­té­ries dont il est consti­tué, ce qui est bien au-delà des pos­si­bi­li­tés tech­niques actuelles. Les cher­cheurs se contentent donc, au mieux, d’une image sta­tis­tique obte­nue par séquen­çage à haut débit d’un échan­tillon de la flore microbienne.

Ce constat permet de com­prendre qu’il est très dif­fi­cile de décrire avec cer­ti­tude les inter­ac­tions entre les bac­té­ries hôtes des micro­biotes de l’or­ga­nisme et celles poten­tiel­le­ment hos­tiles intro­duites par des méca­nismes d’in­fec­tion ou d’in­ges­tion ali­men­taire, sans oublier les bac­té­ries por­teuses de virus (bac­té­rio­phagesN60) ni les virus qui suivent leurs propres che­mins en uti­li­sant d’autres micro-organismes comme porteurs.

Il est facile de dire que notre immu­nité dépend de la « santé » de nos micro­biotesN57, encore que cette notion reste vague pour beau­coup. On sait au moins que plus de 70% des cel­lules du sys­tème immu­ni­taire résident dans nos intes­tins. Voici un aperçu du fonc­tion­ne­ment de la défense immu­ni­taire. Lucie Mailing écrit (2020N61) :

Nous sommes encore à mi-chemin d’une épi­dé­mie durable de dys­biose [N62] intes­ti­nale et de mala­dies chro­niques. Et sachant qu’en­vi­ron 90 pour cent des patients qui doivent être hos­pi­ta­li­sés avec la COVID-19 ont une ou plu­sieurs condi­tions sous-jacentes (y com­pris l’o­bé­sité, l’hy­per­ten­sion, les mala­dies pul­mo­naires chro­niques, le dia­bète et les mala­dies car­dio­vas­cu­laires), je consi­dère tou­jours ce domaine comme celui de pré­di­lec­tion de mes connais­sances, de mon éner­gie et de mes efforts de pro­duc­tion de savoir.

Architecture du tissu lym­phoïde asso­cié au tube diges­tif (GALTN63). Le bleu clair au sommet est l’in­té­rieur de l’in­tes­tin.
Source : Brucklacher-Waldert V et al. (2014N61)

Lucie Mailing explique que, d’un point de vue immu­ni­taire, l’in­té­rieur de notre intes­tin pour­rait être vu comme situé « à l’ex­té­rieur du corps » : c’est à lui qu’il advient d’ab­sor­ber ce qui est utile à notre survie et de repous­ser ce qui pour­rait la mena­cer. Comment ce triage s’effectue-t-il ? La faculté qu’a notre intes­tin à résis­ter aux infec­tions micro­biennes est prin­ci­pa­le­ment liée à l’exis­tence de niches nutri­tion­nellesN64. Lorsque le micro­biote intes­ti­nal est en bonne santé, toutes ces niches nutri­tion­nelles sont déjà occu­pées par de « bons » microbes, de sorte que les intrus ne trouvent pas un envi­ron­ne­ment favo­rable à leur survie et leur repro­duc­tion. On peut ainsi parler de résis­tance à la colo­ni­sa­tion (Litvak Y, Bäumler AJ, 2019N65) :

La varia­tion géné­tique de l’hôte n’ex­plique qu’une petite frac­tion de la varia­tion taxo­no­mique du micro­biote entre les indi­vi­dus, alors que les influences envi­ron­ne­men­tales dominent ce trait. Une influence envi­ron­ne­men­tale impor­tante dans le trac­tus gastro-intestinal est le régime ali­men­taire, qui déter­mine la dis­po­ni­bi­lité d’un sous-ensemble de nutri­ments limi­tant la crois­sance, ajou­tant ou sous­trayant ainsi des niches nutritionnelles.

Source : Litvak Y, Bümler AJ (2019N65)

Les prin­cipes de l’hy­po­thèse fon­da­trice sont sché­ma­ti­sés pour une seule niche nutri­tion­nelle. Les évé­ne­ments aléa­toires régis­sant l’ex­po­si­tion micro­bienne pen­dant la petite enfance déter­minent quelles espèces micro­biennes (repré­sen­tées par des bâton­nets rouges ou bleus) éta­blissent leur rési­dence dans la niche nutri­tion­nelle, géné­rant ainsi une diver­sité entre indi­vi­dus dans le trans­port des taxons [N66]. L’occupant fon­da­teur obtient un accès prio­ri­taire à la res­source limi­ta­trice de crois­sance qui défi­nit sa niche nutri­tion­nelle. Cet effet prio­ri­taire permet à l’oc­cu­pant de confé­rer une résis­tance à la colo­ni­sa­tion contre l’ex­po­si­tion envi­ron­ne­men­tale à des micro-organismes qui seraient des can­di­dats appro­priés à la même niche nutri­tion­nelle. La résis­tance au stress résul­tant de l’ex­po­si­tion envi­ron­ne­men­tale aux micro-organismes pro­duit une résis­tance du microbiote.

Une nutri­tion inap­pro­priée, la fatigue chro­nique, la prise d’an­ti­bio­tiques ou des fac­teurs envi­ron­ne­men­taux peuvent alté­rer nos niches nutri­tion­nelles et par consé­quent dimi­nuer notre résis­tance aux infections.

La consom­ma­tion de fibres permet de nour­rir les cel­lules qui forment la bar­rière intes­ti­nale et de pro­duire un mucus qui tient les microbes à dis­tance de la couche épi­thé­lialeN67. Par exemple, les BacteroidetesN68 empêchent la pro­li­fé­ra­tion de sal­mo­nellesN69. Lucie Mailing en cite d’autres exemplesN61. Elle men­tionne aussi une étude (Brucklacher-Waldert V et al., 2018N61) mon­trant que la consom­ma­tion de fibres ali­men­taires avait pro­tégé des souris contre les infec­tions virales et aug­menté leur espé­rance de vie en cas d’at­teinte de la grippe. Cette consom­ma­tion dimi­nuait aussi le risque d’une sur-réaction immu­ni­taire des­truc­trice des tissus pul­mo­naires — comme dans la phase la plus sévère de CoVID-19N61 :

Cela s’est prin­ci­pa­le­ment pro­duit à tra­vers un axe intes­tin – moelle osseuse – poumon. Les acides gras de courte chaîne (AGCC) déri­vés de l’in­tes­tin ont agi sur les récep­teurs de la moelle osseuse où de nou­velles cel­lules immu­ni­taires se sont for­mées. Les AGCC ont par­ti­cu­liè­re­ment aug­menté le nombre de mono­cytes spé­cia­li­sés dans la pro­tec­tion et la répa­ra­tion des tissus. Ces mono­cytes ont pro­duit moins de molé­cules de signa­li­sa­tion inflam­ma­toires, rédui­sant le recru­te­ment de neu­tro­philes [N29] poten­tiel­le­ment nocifs.

La res­tric­tion calo­rique — voir mon article Jeûne et restriction calorique — est une pra­tique effi­cace pour lutter contre le vieillis­se­ment, mais l’ex­pé­ri­men­ta­tion ani­male a montré qu’elle avait un effet néga­tif chez des souris âgées atteintes de grippe. Elle serait notam­ment asso­ciée à une abon­dance plus grande de pro­téo­bac­té­riesN70 pro-inflammatoires dans le contexte par­ti­cu­lier de cette infec­tion (Bartley JM, 2017N71) et elle rédui­rait l’ac­ti­vité de cel­lules pro­tec­trices dans les pou­mons (Gardner EM, 2005N72).

Il est donc impor­tant de bien se nour­rir et en quan­tité suf­fi­sante pen­dant l’é­pi­dé­mie (de grippe ou de SARS). Ce n’est pas le moment, une fois infecté, de se lancer dans de la « détox » (voir mon article Détoxination) ni un régime res­tric­tif pré­ten­du­ment puri­fi­ca­teur — voir mon article Pour les végan·e·s. Le plus sage serait de rester à dis­tance de tout « naturopathe » ! 😀

La plu­part des mar­chands de pro­bio­tiquesN73 exploitent les failles de connais­sances en émet­tant des théo­ries fan­tai­sistes assises sur des don­nées expé­ri­men­tales non-probantes. Yael Litvak et Andreas J Bäumler exp­pliquent pour­quoi la simple consom­ma­tion de pro­bio­tiques est inef­fi­cace (2019N65) :

Il est dif­fi­cile pour les microbes nou­vel­le­ment arri­vés d’é­ta­blir une rési­dence per­ma­nente parce que les meilleures places dans la maison sont déjà occu­pées (voir figure), ce qui explique pour­quoi l’in­ges­tion de pro­bio­tiques n’a qu’un impact tran­si­toire sur la struc­ture de la com­mu­nauté micro­bienne chez les indi­vi­dus en bonne santé […]

Une façon de sur­mon­ter la résis­tance à la colo­ni­sa­tion consiste à net­toyer une niche nutri­tive en reti­rant son occu­pant avec un anti­bio­tique puis en rem­plis­sant le vide résul­tant avec un micro-organisme appro­prié. Ce méca­nisme explique pour­quoi l’an­ti­bio­thé­ra­pie peut pro­lon­ger l’ex­cré­tion fécale de pro­bio­tiques chez l’homme […] et pré­dis­po­ser les patients à une infec­tion par des agents patho­gènes entériques.

Une autre stra­té­gie consiste à créer une nou­velle niche nutri­tion­nelle adap­tée au micro-organisme (pro­bio­tique) qu’on sou­haite appor­ter. C’est le rôle des pré­bio­tiquesN74.

Les tra­vaux scien­ti­fiques menés en Chine depuis le débit de l’é­pi­dé­mie CoVID-19 ont ouvert des pistes pro­met­teuses au trai­te­ment et à la pré­ven­tion de l’in­fec­tion. Un exposé com­pré­hen­sible et bien docu­menté de ces avan­cées a été publié le 8 avril par Jacques Dimitri dans Alternative santéN75. En voici les points essentiels :

  • Le séquen­çage du micro­biote a révélé chez les patients décé­dés une dimi­nu­tion signi­fi­ca­tive des bifi­do­bac­té­riesN76 et des lac­to­ba­cillesN77, prin­ci­pales familles de bac­té­ries sym­bio­tiques, ainsi qu’une aug­men­ta­tion de bac­té­ries oppor­tu­nistes telles Corynebacterium ou Ruthenibacterium (Feng Z et al., 2020N78 ; Yu L et al., 2020N79)
  • Le micro­biote intes­ti­nal et le micro­biote pul­mo­naire sont inter­con­nec­tés, même à dis­tance. Les lipo­po­ly­sac­cha­rides (LPSN80), molé­cules pro­duites par les bac­té­ries à Gram néga­tifN81, entraînent l’instauration d’un climat pro-inflammatoire dans l’ensemble de l’organisme.
  • Les per­sonnes âgées ne sont pas seule­ment dénu­tries. Elles ont aussi un micro­biote plus dés­équi­li­bré qui tend vers l’inflam­ma­tion sys­té­miqueN82.
  • Des bac­té­ries du genre PrevotellaN83 semblent ren­fer­mer de l’ADN du virus SARS-COV‑2, comme si le virus avait infecté les bac­té­ries. Le SARS-COV‑2 se com­porte comme un bac­té­rio­phage, un virus infec­tant les bac­té­ries (Chakraborty S, février 2020N84 ; autre N85). Les infec­tions impli­quant Prevotella sont déjà connues pour pro­vo­quer des symp­tômes res­pi­ra­toires aigus (Larsen JM, 2017N86).
  • S’il s’avère que la Covid-19 est bien une infec­tion mixte — à la fois virale et bac­té­rienne — alors l’intérêt d’as­so­cier l’hydroxy­chlo­ro­quineN87 et l’antibiotique azi­thro­my­cineN88 prend tout son sens.

La suite de l’ar­ticleN75 décrit les expé­riences menées en Chine avec des probiotiques.

La thèse de la double affec­tion — virale et bac­té­rienne — dans l’é­pi­dé­mie CoVID-19 est expo­sée en détail par Bernard Dugué qui sug­gère notam­ment (7 avril 2020N89) :

En plus des symp­tômes obser­vés chez les patients en phase 2, l’affection bac­té­rienne pour­rait expli­quer les dif­fé­rences obser­vées d’un patient à l’autre, entre homme et femme, entre groupe san­guins (anec­do­tique) ainsi que les jeunes appa­rem­ment épar­gnés par le Covid-19. Ces dif­fé­rences cli­niques semblent cor­res­pondre à des dif­fé­rences microbiotiques.

Dugué cite à ce propos la fiche Wikipedia en anglais de PrevotellaN83 :

Soit les Prevotella ou les BacteroidetesN68 dominent l’in­tes­tin et elles ont été jugées anta­go­nistes. Prevotella est plus fré­quente dans les popu­la­tions non occi­den­ta­li­sées consom­mant une ali­men­ta­tion riche en végé­taux. Dans les popu­la­tions occi­den­tales, elle a éga­le­ment été asso­ciée à des régimes végé­ta­riens ou médi­ter­ra­néens riches en fruits et légumes. […]

Dans une étude sur les bac­té­ries intes­ti­nales des enfants au Burkina Faso (en Afrique), Prevotella repré­sen­tait 53% des bac­té­ries intes­ti­nales mais était absente chez les enfants euro­péens d’âge égal. Des études indiquent éga­le­ment que le régime ali­men­taire à long terme est for­te­ment asso­cié à la com­po­si­tion du micro­biome intes­ti­nal — ceux qui mangent beau­coup de pro­téines et de graisses ani­males typiques du régime occi­den­tal ont prin­ci­pa­le­ment des bac­té­ries Bacteroidetes, tandis que pour ceux qui consomment plus de glu­cides, en par­ti­cu­lier des fibres, les espèces de Prevotella dominent. Prevotella a éga­le­ment été asso­cié à une inflam­ma­tion intestinale.

La « piste Prevotella » a été évo­quée plus en détail par un prof de SVT en lycée qui a pro­fité du confi­ne­ment pour appro­fon­dir le sujet. Selon lui, cette hypo­thèse pour­rait expli­quer trois phé­no­mènes (7 avrilN90) :

  • Les por­teurs sains ont un micro­biome très pauvre en Prevotella comme les enfants ou cer­tains adultes qui n’ont jamais connu de pro­blèmes den­taires ou d’in­fec­tions à Prevotella dans d’autres tissus. Le SRAS-Cov‑2 ne peut alors effi­ca­ce­ment colo­ni­ser nos cel­lules humaines. C’est pour­quoi la mala­die ne se déve­loppe pas.
  • Les patients dont les symp­tômes sont minimes et de manière très vio­lentes évo­luent vers cet orage de cyto­kines… Cela s’ex­plique par le rôle ambi­va­lent de Prevotella qui va dans un pre­mier temps inhi­ber l’in­flam­ma­tion avant de l’exacerber.
  • Les faux néga­tifs seraient alors des patients dont les virus seraient encap­su­lés dans Prevotella et donc indétectables.

À mi-avril, plu­sieurs équipes médi­cales admi­nistrent déjà de l’azi­thro­my­cineN88 en France. Un méde­cin témoigne (13 avrilN91) :

Comme on ne pou­vait pas uti­li­ser l’hy­droxy­chlo­ro­quine dans le pro­to­cole du Pr Didier Raoult (NDLR : les géné­ra­listes ne sont pas auto­ri­sés à pres­crire cette molé­cule), on s’est demandé si l’a­zi­thro­my­cine ne pour­rait pas être la base du trai­te­ment. D’autant qu’on s’a­per­çoit que l’hy­droxy­chlo­ro­quine n’est pas si mira­cu­leuse que ça. L’azithromycine a l’a­van­tage d’être un anti­bio­tique, mais d’a­voir aussi une action sur les virus et une acti­vité anti-inflammatoire sur le paren­chyme pulmonaire.

On a réflé­chi sur ce qui pou­vait aug­men­ter l’ef­fet de ce médi­ca­ment. Le zinc est très effi­cace pour cela. On ajoute deux gélules d’Effizinc dans le pro­to­cole. Toujours de manière empi­rique, on a ajouté du Singulair, uti­lisé chez les per­sonnes asth­ma­tiques, pour son rôle d’anti-inflammatoire sur les tissus inter­sti­tiels pul­mo­naires. Chez les formes sévères, on ajoute de l’hé­pa­rine à faible dose, pour pré­ve­nir les throm­boses, les phlé­bites et les embo­lies pul­mo­naires, fré­quentes avec le coro­na­vi­rus. Une des condi­tions sine qua non, c’est de démar­rer ce trai­te­ment dès les pre­miers symp­tômes, ne pas d’at­tendre d’être en réanimation.

Se protéger

Le gel ou la solu­tion hydro-alcoolique sont pra­tiques quand on ne dis­pose pas d’eau cou­rante, mais le savon est bien plus utile pour le lavage des mains et des objets : il dis­sout la mem­brane grasse du virus — ce que l’é­tha­nol ne peut pas faire — et le détruit donc avec une grande effi­ca­cité. Ne pas uti­li­ser de savon anti­bac­té­rien puis­qu’on a affaire à un virus… Les autres agents net­toyants sont plutôt réser­vés aux objets et sur­faces dures.

Pour la dés­in­fec­tion d’ob­jets, il sem­ble­rait qu’une vapo­ri­sa­tion d’eau oxy­gé­née soit plus effi­cace (en tout cas plus rapide) qu’un séjour sous une lampe UV ou dans un four (conven­tion­nel) à plus de 70°C. Par contre, la congé­la­tion n’ap­porte aucune stérilisation.

Une étude ita­lienne (21 marsN92) sug­gère que les micro­par­ti­cules (pous­sières) de l’air pollué des grandes villes pour­raient contri­buer à la trans­mis­sion du virus SARS-CoV‑2. En la rap­pro­chant du gra­phique repro­duit dans mon article Coronavirus - discussion qui montre que des régions du monde où le port du masque est très fré­quent ont net­te­ment moins été frap­pées par la pan­dé­mie CoVID-19, on peut envi­sa­ger que le port d’un masque à l’ex­té­rieur en zone pol­luée mini­mi­se­rait la conta­mi­na­tion par voie aérienne. Il ne s’agit donc pas seule­ment de se pro­té­ger des pos­tillons, mais un écran « anti-postillons » bien conçu limite aussi l’ex­po­si­tion aux poussières.

Un masque ‘NP95’ uti­lisé pour le bri­co­lage serait suf­fi­sant pour blo­quer les pous­sières. Voir ce site pour la fabri­ca­tion domes­tique de masques : N93.

Selon Lydia Bourouiba (2020N94), le coro­na­vi­rus SARS-CoV‑2 pour­rait se trans­mettre bien au-delà de la dis­tance de sécu­rité de 2 mètres recom­man­dée par l’OMS. Les nuages de gout­te­lettes peuvent en effet par­cou­rir 8 mètres, même si la pro­ba­bi­lité de trans­mis­sion est réduite du fait de la petite taille des par­ti­cules. Le port de masque ‘FFP2’ en espace clos et en pré­sence de malades est donc indis­pen­sable, comme l’a montré la conta­mi­na­tion impor­tante du per­son­nel de soin confronté à la pénu­rie de maté­riel de protection.

Ces obser­va­tions sont en phase avec le rap­port des National Academies of Sciences, Engineering and Medicine aux USA (Droegemeier K, 1er avril 2020N95) qui précise :

Les recherches actuel­le­ment dis­po­nibles sou­tiennent la pos­si­bi­lité que le SRAS-CoV‑2 puisse se pro­pa­ger via des bio­aé­ro­sols géné­rés direc­te­ment par l’ex­pi­ra­tion des patients. Il faut être pru­dent en impu­tant les résul­tats d’un virus res­pi­ra­toire à un autre virus res­pi­ra­toire, car chaque virus peut avoir son propre ino­cu­lum infec­tieux effi­cace et ses carac­té­ris­tiques d’aé­ro­so­li­sa­tion dis­tinctes. Les études qui s’ap­puient sur la PCR pour détec­ter la pré­sence d’ARN viral peuvent ne pas repré­sen­ter un virus viable en quan­tité suf­fi­sante pour pro­vo­quer une infec­tion. Néanmoins, la pré­sence d’ARN viral dans les gout­te­lettes d’air et les aéro­sols indique la pos­si­bi­lité d’une trans­mis­sion virale par ces voies.

Une étude des CDC amé­ri­cains a révélé d’autre part que des virus SARS-Cov‑2 auraient sur­vécu 17 jours sur des objets non net­toyés du navire Diamond Princess où 712 per­sonnes avaient été infec­tées. Il s’en­suit que cette conta­mi­na­tion pour­rait être issue du voyage pré­cé­dent. La dés­in­fec­tion des locaux et des objets est donc une pro­cé­dure indispensable.

Dans mon vil­lage nous avons mis en place un forum d’é­change de ser­vices qui pro­pose entre autres de grou­per des com­mis­sions afin d’é­vi­ter tout dépla­ce­ment aux per­sonnes à risque.

Femmes enceintes, accouchement, IVG

Une équipe a suivi 33 femmes enceintes de la ville de Wuhan, où le virus a été iden­ti­fié pour la pre­mière fois, et décou­vert que trois bébés avaient été infec­tés à la nais­sance, soit un taux de 9%N96. « Sachant que des pro­cé­dures strictes de contrôle et de pré­ven­tion de l’in­fec­tion avaient été prises pen­dant l’ac­cou­che­ment, il est pro­bable que les souches de SARS-CoV‑2 dans l’ap­pa­reil res­pi­ra­toire supé­rieur et l’anus des nouveaux-nés soient d’origine mater­nelle », pré­cisent les auteurs.

Source : N97

En France, des pro­to­coles ont été mis en place pour ce qui concerne le suivi des femmes enceintes, les accou­che­ments en mater­nité et les inter­rup­tions volon­taires de gros­sesseN98 :

Pour le moment [fin mars 2020] la pré­sence de l’accompagnant(e) est accep­tée pen­dant l’accouchement, sous réserve de condi­tions dras­tiques à res­pec­ter. En revanche, aucune visite n’est auto­ri­sée : le/la conjoint(e) ne peut accom­pa­gner la mère et l’enfant dans la chambre de suite de couches.

Le CIANE a mis en place une écoute télé­pho­nique béné­vole et gra­tuite au ser­vice des femmes qui s’inquiètent des condi­tions de suivi de gros­sesse, d’accouchement et de retour à la maison dans ce contexteN97.

Surveillance

Les symp­tômes de CoVID-19 cou­ram­ment cités sont la fièvre ou la sen­sa­tion de fièvre et des signes de dif­fi­cul­tés res­pi­ra­toires de type toux ou essouf­fle­mentN99. La perte d’o­do­rat (sans obs­truc­tion nasale) et de goût se mani­fes­tait aussi chez plus de 80% des per­sonnes qui ont été tes­tées positives.

Une étude mul­ti­cen­trique menée sur 204 patients dans la pro­vince de Hubei, en Chine, a montré que la moitié pré­sen­taient aussi des symp­tômes diges­tifs : diar­rhée, ano­rexie, vomis­se­ments et dou­leurs abdo­mi­nales. De plus, ces patients avaient mis plus de temps à déve­lop­per des symp­tômes res­pi­ra­toires et avaient donc été admis tar­di­ve­ment, donc avec un pro­nos­tic vital moins bon que ceux sans symp­tômes diges­tifs. Les auteurs (Lai Pan et al., 2020N100PDF) ont conclu :

Les cli­ni­ciens doivent recon­naître que des symp­tômes diges­tifs tels que la diar­rhée peuvent être une carac­té­ris­tique de pré­sence de COVID-19, et que l’in­dice de sus­pi­cion peut devoir être aug­menté plus tôt chez les patients à risque pré­sen­tant des symp­tômes diges­tifs, plutôt que d’at­tendre l’ap­pa­ri­tion de symp­tômes respiratoires .


▷ Liens

🔵 Notes pour la ver­sion papier :
- Les iden­ti­fiants de liens per­mettent d’atteindre faci­le­ment les pages web aux­quelles ils font réfé­rence.
- Pour visi­ter « 0bim », entrer dans un navi­ga­teur l’adresse « https://​leti​.lt/0bim ».
- On peut aussi consul­ter le ser­veur de liens https://​leti​.lt/​l​i​ens et la liste des pages cibles https://​leti​.lt/​l​i​ste.

  • N1 · gdpx · L’immunoblog-on-line
  • N2 · 6vpy · Maladie à coro­na­vi­rus 2019 – Wikipedia
  • N3 · uy1d · Immunodéficience – Wikipedia
  • N4 · pgrl · Herpès – Wikipedia
  • N5 · wuj1 · Syndrome de détresse res­pi­ra­toire aiguë – Wikipedia
  • N6 · kgm2 · En matière de santé, la peur fait le bon­heur des charlatans
  • N7 · wywr · Pandémie COVID-19, les recom­man­da­tions essen­tielles de l’AIMSIB (15 mars 2020)
  • N8 · d55y · Lipoprotéine – Wikipedia
  • N9 · ak8x · Agence natio­nale de sécu­rité sani­taire de l’alimentation, de l’environnement et du tra­vail – ANSES
  • N10 · hhr4 · Armoise annuelle – Wikipedia
  • N11 · 2xgi · Artémisinine – Wikipedia
  • N12 · ama0 · Bilharziose – Wikipedia
  • N13 · zho1 · RETRACTED : Artemisia annua and Artemisia afra tea infu­sions vs. artesunate-amodiaquine (ASAQ) in trea­ting Plasmodium fal­ci­pa­rum mala­ria in a large scale, double blind, ran­do­mi­zed cli­ni­cal trial
  • N14 · o59z · Artemisia afra – Wikipedia
  • N15 · lb6a · Paludisme : l’Artémisia dans la tourmente
  • N16 · da5v · Coronavirus : “Aucune étude démontre que l’artemisia permet de le pré­ve­nir ou de le guérir”
  • N17 · v3mn · Buy Professor Seeberger’s Artemi-Tea to sur­vive COVID-19 !
  • N18 · t7ns · Médecine ortho­mo­lé­cu­laire – Wikipedia
  • N19 · v5jh · New York hos­pi­tals trea­ting coro­na­vi­rus patients with vita­min C – Mongelli L et Golding B (24 mars)
  • N20 · wjug · Claims vita­min C can prevent or cure COVID-19 unfoun­ded, experts warn – Bogart N (31 mars)
  • N21 · 7ex4 · Three Intravenous Vitamin C Research Studies Approved for Treating COVID-19AW Saul (21 février)
  • N22 · dhya · Effect of Vitamin C Infusion on Organ Failure and Biomarkers of Inflammation and Vascular Injury in Patients With Sepsis and Severe Acute Respiratory Failure
  • N23 · 63yi · Vitamine B1 (thia­mine) – Wikipedia
  • N24 · ni2v · Association of Vitamin D Status and Other Clinical Characteristics With COVID-19 Test Results
  • N25 · jvfq · Evidence that Vitamin D Supplementation Could Reduce Risk of Influenza and COVID-19 Infections and Deaths
  • N26 · msiv · Vitamin D sup­ple­men­ta­tion to prevent acute res­pi­ra­tory tract infec­tions : sys­te­ma­tic review and meta-analysis of indi­vi­dual par­ti­ci­pant data
  • N27 · 3fiw · Rénine – Wikipedia
  • N28 · 07ni · Enzyme de conver­sion de l’an­gio­ten­sine (ACE2) – Wikipedia
  • N29 · xw59 · Granulocytes neu­tro­philes – Wikipedia
  • N30 · q6o2 · Current state of know­ledge on the topic of Covid-19 / Vitamin D based on publi­shed scien­ti­fic and cli­ni­cal stu­dies (PDF)
  • N31 · wjfh · Vitamin D Level of Mild and Severe Elderly Cases of COVID-19 : A Preliminary Report
  • N32 · tpi8 · Effect of Calcifediol Treatment and best Available Therapy versus best Available Therapy on Intensive Care Unit Admission and Mortality Among Patients Hospitalized for COVID-19 : A Pilot Randomized Clinical study
  • N33 · crya · Reduced Vitamin K Status as A Potentially Modifiable Prognostic Risk Factor in COVID-19
  • N34 · xq1q · Cheese against COVID-19
  • N35 · e23y · Acide méthyl­ma­lo­nique – Wikipedia
  • N36 · 5l8d · Vitamin B12 defi­ciency test
  • N37 · 6gze · Vitamin B12 Deficiency and the Role of Gender : A Cross-Sectional Study of a Large Cohort
  • N38 · 6qdj · Zéolithe – Wikipedia
  • N39 · 02ox · Zéolite, balai de l’organisme – lien commercial
  • N40 · dj44 · Ionophore – Wikipedia
  • N41 · xa4r · Zn(2+) inhi­bits coro­na­vi­rus and arte­ri­vi­rus RNA poly­me­rase acti­vity in vitro and zinc iono­phores block the repli­ca­tion of these viruses in cell culture
  • N42 · 6n9c · Un méde­cin amé­ri­cain aurait traité avec succès plus de 500 patients avec l’hydroxychloroquine – Caducee​.net (26 mars) 🔵 à confirmer
  • N43 · c3pt · Vidéo “4000 patients trai­tés VS Big Data : qui croire ?” – D Raoult (25 mai)
  • N44 · jjt4 · Hydroxychloroquine and azi­thro­my­cin plus zinc vs hydroxy­chlo­ro­quine and azi­thro­my­cin alone : out­comes in hos­pi­ta­li­zed COVID-19 patients – Carlucci P et al. (8 mars) 🔵 preprint
  • N45 · qik9 · Coronavirus et zinc, quel est le lien ?
  • N46 · xt6v · L’appel du doc­teur Claude Lagarde, phar­ma­cien et bio­lo­giste médi­cal : »Le zinc est l’arme pré­ven­tive la plus effi­cace face au coronavirus »
  • N47 · cbk8 · Acide phy­tique – Wikipedia
  • N48 · otaj · Les ali­ments les plus riches en zinc
  • N49 · pn0q · Chirurgie baria­trique – Wikipedia
  • N50 · 32n2 · Clinical Characteristics of Coronavirus Disease 2019 in China
  • N51 · kz35 · IEC, sar­tans, sta­tines et COVID-19, épi­dé­mie de cécité chez les “experts”
  • N52 · m97m · Inhibiteur de l’en­zyme de conver­sion – Wikipedia
  • N53 · 393e · Ibuprofène, cor­ti­sone : médi­ca­ments éviter en cas de coronavirus
  • N54 · pudy · Coronavirus : la nico­tine, molé­cule du tabac, une pro­tec­tion pour les fumeurs ?
  • N55 · 27ax · Illustration : a fat man and his reflec­tion – Royalty Free Stock
  • N56 · 3sny · Oxyde nitrique syn­thase – Wikipedia
  • N57 · ytli · Microbiote – Wikipedia
  • N58 · 6ve6 · Microbiote intes­ti­nal humain – Wikipedia
  • N59 · h01g · Microbiote intes­ti­nal (flore intes­ti­nale) – INSERM
  • N60 · qm34 · Bactériophage – Wikipedia
  • N61 · 4ctz · Cellular plas­ti­city of CD4+ T cells in the intestine
  • N62 · fb59 · Dysbiose – Wikipedia
  • N63 · 9k86 · Tissu lym­phoïde asso­cié au tube diges­tif (GALT) – Wikipedia
  • N64 · irfe · A new fra­me­work for micro­biome research
  • N65 · gg4n · The foun­der hypo­the­sis : A basis for micro­biota resis­tance, diver­sity in taxa car­riage, and colo­ni­za­tion resis­tance against pathogens
  • N66 · 12rc · Taxon – Wikipedia
  • N67 · 2p75 · Épithélium – Wikipedia
  • N68 · 83gq · Bacteroidetes – Wikipedia
  • N69 · wjpw · Salmonelles – Wikipedia
  • N70 · ty2h · Protéobactéries – Wikipedia
  • N71 · 6fds · Impact of Age, Caloric Restriction, and Influenza Infection on Mouse Gut Microbiome : An Exploratory Study of the Role of Age-Related Microbiome Changes on Influenza Responses
  • N72 · djfu · Caloric Restriction Decreases Survival of Aged Mice in Response to Primary Influenza Infection
  • N73 · rjx1 · Probiotique – Wikipedia
  • N74 · 9lnn · Prébiotique – Wikipedia
  • N75 · luxf · Covid-19 : la piste du micro­biote, vers un nou­veau paradigme ?
  • N76 · v198 · Bifidobacterium – Wikipedia
  • N77 · 43m6 · Lactobacille – Wikipedia
  • N78 · dv4c · The Small Intestine, an Underestimated Site of SARS-CoV‑2 Infection : From Red Queen Effect to Probiotics
  • N79 · a2yw · Immunodepletion with Hypoxemia : A Potential High Risk Subtype of Coronavirus Disease 2019
  • N80 · 3xyr · Lipopolysaccharide – Wikipedia
  • N81 · nhbf · Bactéries à Gram néga­tif – Wikipedia
  • N82 · aa6z · Systemic inflam­ma­tion – Wikipedia
  • N83 · 0z4h · Prevotella – Wikipedia
  • N84 · 1789 · Sequencing data (N=3) shows Wuhan coro­na­vi­rus inte­gra­tion in bac­te­ria (Prevotella mostly). Sequencing arti­fact – or is the virus infec­ting both bac­te­rial and human cells ?
  • N85 · n6y6 · The 2019 Wuhan out­break could be caused by the bac­te­ria Prevotella, which is aided by the coro­na­vi­rus – Prevotella is present (some­times in huge amounts) in patients from two stu­dies in China and one in Hong Kong – S Chakraborty (février 2020)
  • N86 · vrpx · The immune res­ponse to Prevotella bac­te­ria in chro­nic inflam­ma­tory disease
  • N87 · jx0d · Hydroxychloroquine – Wikipedia
  • N88 · l04l · Azithromycine – Wikipedia
  • N89 · 78e8 · La thèse de la double « affec­tion » se confirme. Esquisse d’un méca­nisme de déve­lop­pe­ment du Covid-19 – B Dugué (7 avril)
  • N90 · 788d · Covid-19 : Et si l’orage de cyto­kines qui tue les vic­times était pro­vo­qué par la bac­té­rie Prevotella ?
  • N91 · 9rfw · Coronavirus : trois méde­cins géné­ra­listes pensent avoir trouvé un pos­sible remède – Y Leroy (13 avril)
  • N92 · rxya · Pollution et pro­pa­ga­tion ful­gu­rante du coro­na­vi­rus, les par­ti­cules fines mon­trées du doigt – RTBF (21 mars) 🔵 à confirmer
  • N93 · 4jx6 · Coronavirus : un site pour sen­si­bi­li­ser les patients à l’u­ti­lité de fabri­quer un masque »home made »
  • N94 · 4d88 · Turbulent Gas Clouds and Respiratory Pathogen Emissions : Potential Implications for Reducing Transmission of COVID-19
  • N95 · pvnp · Rapid Expert Consultation on the Possibility of Bioaerosol Spread of SARS-CoV‑2 for the COVID-19 Pandemic (PDF)
  • N96 · 7nja · Possible Vertical Transmission of SARS-CoV‑2 From an Infected Mother to Her Newborn – Lan Dong et al. (26 mars)
  • N97 · 05ht · Mise en place d’une écoute télé­pho­nique béné­vole et gra­tuite – CIANE
  • N98 · 11f4 · Le coro­na­vi­rus et les pro­to­coles dans les mater­ni­tés – CIANE
  • N99 · u8wk · Info Coronavirus COVID-19 – Gouvernement français
  • N100 · lrbs · Clinical cha­rac­te­ris­tics of COVID-19 patients with diges­tive symp­toms in Hubei, China : a des­crip­tive, cross-sectional, mul­ti­cen­ter study (PDF)

Article créé le 18/03/2020 - modifié le 21/11/2020 à 06h55

67 recommended
0 commentaires
1522 visites
bookmark icon

Écrire un commentaire...

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.