CoVID-19 : immunité, style de vie

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Les sites de « santé natu­relle » et les ven­deurs de com­plé­ments ali­men­taires se déchaînent à dif­fu­ser leurs recom­man­da­tions dans le climat d’an­xiété lié à l’épi­dé­mie de coro­na­vi­rus CoVID-19 (lien:6vpy) .

En l’ab­sence de trai­te­ment et de pro­tec­tion vac­ci­nale, les seules armes pour un indi­vidu qui prend soin d’é­vi­ter tout contact conta­mi­nant sont celles d’un sys­tème immu­ni­taire « réac­tif »… Il faut quand même savoir que le syn­drome de détresse res­pi­ra­toire aigüe (SDRA lien:wuj1) — la phase avan­cée de la mala­die CoVID-19 — est en partie l’ef­fet d’une sur-réaction du sys­tème immu­ni­taire (lien:6vpy). Dans ce qui suit, la pro­po­si­tion n’est donc pas de « sti­mu­ler » le sys­tème immu­ni­taire mais d’a­dop­ter, si ce n’est déjà fait, un style de vie qui n’af­fai­blit pas les défenses immu­ni­taires : ce que j’ap­pelle « culti­ver sa santé » !

Il n’est pas exclu que notre orga­nisme doive affron­ter le virus SARS-CoV‑2 — mais le plus tard pos­sible si nous res­pec­tons les règles de confi­ne­ment et de dis­tan­cia­tion sociale — car les por­teurs asymp­to­ma­tiques n’au­ront pas tous été dépis­tés après la fin du confi­ne­ment. Il est donc avisé de veiller dès main­te­nant à ce que notre sys­tème immu­ni­taire soit en forme.

On ne connaît pas de remède miracle à cette infec­tion dans la phar­ma­co­pée tra­di­tion­nelle. Se gaver de vita­mines et d’huiles essen­tielles, c’est oublier qu’à fortes doses ces sub­stances pro­duisent, comme tout médi­ca­ment, des effets indé­si­rables. La sagesse dicte plutôt d’é­vi­ter toute carence, se pré­ser­ver du stress (malgré la situa­tion) et faire de l'exercice de manière régu­lière.

Pour cela j’ai bien appré­cié le contenu de cet article : Pandémie COVID-19, les recom­man­da­tions essen­tielles de l’AIMSIB (lien:wywr).

Les recom­man­da­tions de l’AIMSIB montrent en pre­mier que nos choix alimentaires veillent à la santé des défenses immu­ni­taires, plus par­ti­cu­liè­re­ment la pro­tec­tion anti­vi­rale assu­rée par les lipo­pro­téines (lien:d55y). En résumé, manger suf­fi­sam­ment « gras » (voir mon article) et « pro­téiné » (voir mon article), se sup­plé­men­ter si néces­saire en vita­mine D — en fonc­tion du bilan san­guin, voir mon article. Veiller à une bonne hydratation avant ou pen­dant les repas riches en ces nutri­ments.

Avouons que c’est un dis­cours dif­fé­rent de ceux de nutri­tion­nistes qui se contentent d’â­non­ner à la radio : « Ne mangez pas trop gras et sucré ! » Car, on l’a bien com­pris, leur seul souci est de « garder la ligne » !

La vita­mine C à forte dose est peut-être utile, mais lire les com­men­taires sous l’ar­ticle car il sub­siste des incer­ti­tudes à ce sujet.

Au plan phar­ma­co­lo­gique, à dis­cu­ter avec votre méde­cin (lien:wywr) :

Contrairement aux habi­tudes des méde­cins et de leurs patients, la prio­rité aujourd’hui face au COVID-19 n’est pas de pres­crire des médi­ca­ments nou­veaux ou anciens (anti­vi­raux ou autres) à propos des­quels on sait bien peu (sinon qu’ils sont toxiques) mais de plutôt dépres­crire des médi­ca­ments sou­vent inutiles (donnés de façon plus ou moins auto­ma­tique) et sus­cep­tibles de favo­ri­ser les patho­lo­gies infec­tieuses.

On sait déjà que l’âge n’est qu’un fac­teur de risque parmi d’autres de déve­lop­per une forme grave du CoVID-19. Des per­sonnes jeunes sont aussi en danger mais il sem­ble­rait (à confir­mer par les sta­tis­tiques) que la plu­part de celles admises en réani­ma­tion pré­sentent des comor­bi­di­tés — obé­sité, dia­bète, hyper­ten­sion… — ou ont des pou­mons en mau­vais état du fait de la taba­gie. L’article de l’AIMSIB (lien:wywr) sug­gère que les per­sonnes âgées seraient autant à risque du fait de leurs lourds trai­te­ments médi­ca­men­teux que de leur âge — voir mon article Vivre bien et long­temps.

Hygiène de vie

Pour les per­sonnes à risque car­dio­vas­cu­laire dont le trai­te­ment pré­sente un risque sup­plé­men­taire face à la CoVID-19, quelques expli­ca­tions utiles sur ce site :

  • Pourquoi diminuer le cholestérol ? ➡ le tableau cholestérol/mortalité en milieu d'article affiche une augmentation de la mortalité par maladies infectieuses et parasitaires associée à un faible niveau de cholestérol global.
  • Soigner ses artères ➡ comment éviter au mieux la case "médicament".
Source : lien:en6q

Éviter de jouer les gros durs face à cette pan­dé­mie. J’ai un sys­tème immu­ni­taire « en béton armé » hérité peut-être de mes parents. Autrefois testé posi­tif au palu­disme et à de vilaines amibes en Inde, je n’en ai connu aucun symp­tôme. Parfois une fièvre qui dure moins de 24 heures… Cela ne m’empêche pas, aujourd’­hui, de dés­in­fec­ter tout objet qui entre dans la maison et de net­toyer régu­liè­re­ment mes mains à la solu­tion hydro-alcoolique (faite maison, lien:eqd8) pen­dant les sor­ties en ville. Car le virus SARS-CoV‑2 est peut-être moins mortel qu’il le paraît, mais la tra­ver­sée de cette infec­tion peut être un enfer selon les témoins qui l’ont vécue.

Le gel ou la solu­tion hydro-alcoolique sont pra­tiques quand on ne dis­pose pas d’eau cou­rante, mais le savon est bien plus utile pour le lavage des mains et des objets : il dis­sout la mem­brane grasse du virus — ce que l’é­tha­nol ne peut pas faire — et le détruit donc avec une grande effi­ca­cité. Ne pas uti­li­ser de savon anti­bac­té­rien puis­qu’on a affaire à un virus… Les autres agents net­toyants sont plutôt réser­vés aux objets et sur­faces dures. On peut aussi uti­li­ser un sèche-cheveux à puis­sance maxi­male sur des objets dif­fi­ciles à frot­ter car le SARS-CoV‑2 ne résis­te­rait pas à plus de 65°C.

Une étude ita­lienne (21 mars lien:rxya) sug­gère que les micro­par­ti­cules (pous­sières) de l’air pollué des grandes villes pour­raient contri­buer à la trans­mis­sion du virus SARS-CoV‑2. En la rap­pro­chant du gra­phique repro­duit dans mon article Coronavirus - discussion qui montre que des régions du monde où le port du masque est très fré­quent ont net­te­ment moins été frap­pées par la pan­dé­mie CoVID-19, on peut envi­sa­ger que le port d’un masque à l’ex­té­rieur en zone pol­luée mini­mi­se­rait la conta­mi­na­tion par voie aérienne. Il ne s’agit donc pas seulement de se pro­té­ger des pos­tillons, mais un écran « anti-postillons » bien conçu limite aussi l’ex­po­si­tion aux pous­sières.

Un masque ‘FFP1’ uti­lisé pour le bri­co­lage serait suf­fi­sant pour blo­quer les pous­sières. Voir ce site pour la fabri­ca­tion domes­tique de masques : lien:4jx6

Dans mon vil­lage nous avons mis en place un forum d’é­change de ser­vices qui pro­pose entre autres de grou­per des com­mis­sions afin d’é­vi­ter tout dépla­ce­ment aux per­sonnes à risque.

Femmes enceintes

Une équipe a suivi 33 femmes enceintes de la ville de Wuhan, où le virus a été iden­ti­fié pour la pre­mière fois, et décou­vert que trois bébés avaient été infec­tés à la nais­sance, soit un taux de 9% (lien:7nja). « Sachant que des pro­cé­dures strictes de contrôle et de pré­ven­tion de l’in­fec­tion avaient été prises pen­dant l’ac­cou­che­ment, il est pro­bable que les souches de SARS-CoV‑2 dans l’ap­pa­reil res­pi­ra­toire supé­rieur et l’anus des nouveaux-nés soient d’origine mater­nelle », pré­cisent les auteurs.

Surveillance

Les symp­tômes du CoVID-19 cou­ram­ment cités sont la fièvre ou la sen­sa­tion de fièvre et des signes de dif­fi­cul­tés res­pi­ra­toires de type toux ou essouf­fle­ment (lien:u8wk).

Une étude mul­ti­cen­trique menée sur 204 patients dans la pro­vince de Hubei, en Chine, a montré que la moitié pré­sen­taient aussi des symp­tômes diges­tifs : diar­rhée, ano­rexie, vomis­se­ments et dou­leurs abdo­mi­nales. De plus, ces patients avaient mis plus de temps à déve­lop­per des symp­tômes res­pi­ra­toires et avaient donc été admis tar­di­ve­ment, donc avec un pro­nos­tic vital moins bon que ceux sans symp­tômes diges­tifs. Les auteurs (Lai Pan et al., 2020 lien:lrbsPDF) ont conclu :

Les cli­ni­ciens doivent recon­naître que des symp­tômes diges­tifs tels que la diar­rhée peuvent être une carac­té­ris­tique de pré­sence de COVID-19, et que l’in­dice de sus­pi­cion peut devoir être aug­menté plus tôt chez les patients à risque pré­sen­tant des symp­tômes diges­tifs, plutôt que d’at­tendre l’ap­pa­ri­tion de symp­tômes res­pi­ra­toires .

Pour plus d’in­for­ma­tions sur ce sujet, suivre les liens sur mon article :
🔴 Covid-19 – ressources

Article créé le 18/03/2020 – modi­fié le 31/03/2020

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