Maladies infectieuses

CoVID-19 : traitement

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« Si, pour le VIH par exemple, on avait tout misé sur le vaccin, on ne dispo­se­rait pas aujourd’hui de la trithé­ra­pie qui a large­ment fait ses preuves. » (Vélot C, 8 juillet 2021N1)

Source : Wikipedia

Le sujet surmé­dia­tisé de la chlo­ro­quine — voir mon article Saga de la chloroquine — ne devrait pas faire oublier que d’autres médi­ca­ments sont à l’es­sai pour soigner la CoVID-19. Les « complo­tistes » ne se gênent pas pour rappe­ler que les auto­ri­sa­tions excep­tion­nelles d’uti­li­sa­tion des nouveaux vaccins sont condi­tion­nées à l’ab­sence de trai­te­ment effi­cace contre la mala­die : par consé­quent, le « lobby vacci­nal » mettrait tout en œuvre pour disqua­li­fier les nouveaux traitements.

La recherche de nouvelles molé­cules candi­dates bat son plein, appuyée parfois sur des tech­niques d’ap­pren­tis­sage auto­ma­tique — « intel­li­gence arti­fi­cielle » — mobi­li­sant de puis­sants systèmes informatiques.

Ce survol histo­rique est bien entendu incom­plet et devrait être complété par un suivi des publi­ca­tions sur les essais thérapeutiques.

Sommaire

Remdésivir

Des essais cliniques ont été finan­cés par l’en­tre­prise Gilead pour tenter de démon­trer l’ef­fi­ca­cité du RemdésivirN2 déjà utilisé avec succès contre l’Ebola (27 février 2020N3). Ils étaient desti­nés à 1000 personnes en Chine. On peut s’éton­ner toute­fois — après ce qui a été écrit sur la non-scientificité des essais du proto­cole hydroxychloroquine/azithromicyne à l’IHU de Marseille — qu’il n’y ait eu aucun groupe de contrôle (placebo) dans un essai mené à l’Université de Chicago. Kathleen Mullane, qui super­vi­sait ces projets, avait fait preuve d’en­thou­siasme sur le seul constat que la fièvre avait rapi­de­ment dimi­nué chez 125 patients trai­tés, malgré le décompte de 2 décès (16 avril 2020N4). Autre motif de perplexité : un des deux essais du Remdésivir en Chine a été suspendu à mi-avril 2020 « en raison du nombre insuf­fi­sant de personnes enrô­lées » (15 avril 2020N5). Un autre a abouti à un résul­tat insa­tis­fai­sant (24 avril 2020N6). Bruce Aylward, direc­teur géné­ral adjoint de l’Organisation mondiale de la santé, n’avait pour­tant pas hésité à décla­rer fin février : « Il n’y a actuel­le­ment qu’un seul médi­ca­ment qui, selon nous, pour­rait avoir une réelle effi­ca­cité et c’est le Remdésivir » (25 février 2020N7).

Présentation par le Washington Post de deux essais cliniques sans groupes de contrôle rando­mi­sés (avril 2020)…

Le RemdésivirN2 a obtenu de l’Agence euro­péenne des médi­ca­ments (EMA), le 25 juin 2020, un accord pour utili­sa­tion excep­tion­nelle suivi d’une commande massive du gouver­ne­ment améri­cain. « Une auto­ri­sa­tion sans preuve directe du moindre béné­fice pour la santé, mais plutôt pour la gestion finan­cière des hôpi­taux », selon J Anso (1er juillet 2020N8). Laurent Mucchielli affirme qu’entre Remdésivir et hydroxy­chlo­ro­quine, « la guerre du médi­ca­ment n’est pas termi­née » (8 juillet 2020N9) :

Les agences euro­péennes et fran­çaises du médi­ca­ment favo­risent le produit de l’in­dus­triel phar­ma­ceu­tique Gilead, sans preuve de son inté­rêt dans la lutte contre le Covid et à un coût très élevé. Dans le même temps, les études se multi­plient en faveur de l’ef­fi­ca­cité de l’hy­droxy­chlo­ro­quine, molé­cule hors brevet qui ne coûte presque rien et qui est d’usage courant dans la plupart des pays du monde. […]

Du coup, l’Agence natio­nale de sécu­rité du médi­ca­ment (ANSM) s’est empres­sée de faire savoir que « La France s’est assu­rée de la dispo­ni­bi­lité de doses suffi­santes » de ce médi­ca­ment. On crée le besoin, puis on laisse entre­voir un risque de pénu­rie, et ainsi l’acheteur se préci­pite pour faire son stock « au cas où ». Le busi­ness plan est bien rôdé (et il n’est pas sans rappe­ler celui qui condui­sit au scan­dale du vaccin contre la grippe H1N1 sous le minis­tère Bachelot). Dans le même temps on commu­nique à tout va pour décon­si­dé­rer toute solu­tion alternative.

Laurent Vercoustre rappelle que « les grandes firmes phar­ma­ceu­tiques ont pont pour fina­lité non pas la santé des popu­la­tions mais le profit » et dénonce les manœuvres exer­cées par Gilead pour impo­ser son médi­ca­ment (12 juillet 2020N10) :

France-Soir, dans un article qui a fait sensa­tion, dévoile le Top 13 du clas­se­ment des reve­nus récents versés par l’industrie phar­ma­ceu­tique à la commu­nauté médi­cale [N11]. Les 13 méde­cins ont reçu des sommes plus ou impor­tantes de Gilead et ont parti­cipé à la promo­tion du remde­si­vir ou ont criti­qué l’hydroxychloroquine. « La Palme d’Or revient au Pr François Raffi de Nantes. 541.729 €, dont 52.812 € de Gilead. Est-ce un hasard si on nous apprend que le coup de télé­phone anonyme pour mena­cer Didier Raoult, s’il persis­tait avec l’hydroxychloroquine, est parti du télé­phone portable du service d’infectiologie du CHU de Nantes, dont François Raffi est chef de service ? Sûrement une pure coïncidence. »

Les condi­tions qui ont été impo­sées au trai­te­ment de Marseille pour être recon­nues comme valides sont tota­le­ment diffé­rentes de celles qui ont été accor­dées au Remdésivir. Celui-ci béné­fi­cie en effet de faci­li­tés scan­da­leuses quant à sa recom­man­da­tion par l’agence euro­péenne des médi­ca­ments. Il y a une inéga­lité de trai­te­ment telle­ment spec­ta­cu­laire qu’on ne peut voir dans cette diffé­rence que le jeu d’un travail d’influence et de mani­pu­la­tion des autorités.

Le 22 octobre 2020, la Food and Drug Administration, sous la pres­sion de Donald Trump, a approuvé l’uti­li­sa­tion du Remdésivir en trai­te­ment de la CoVID-19. On se souvient de l’ahu­ris­sante mise en scène de l’équipe prési­den­tielle améri­caine, en campagne pour sa réélec­tion, expo­sant la guéri­son mira­cu­leuse du POTUS en trois jours, grâce notam­ment à l’ad­mi­nis­tra­tion de Remdésivir mais surtout une force de carac­tère excep­tion­nelle ayant terrassé le « virus chinois »… Mais la dernière (et la plus grande) étude clinique publiée le 15 octobre a démon­tré, comme la grande majo­rité des précé­dentes, que ce trai­te­ment par intra­vei­neuse très coûteux (2400$ au tarif euro­péen) ne rédui­sait pas la morta­lité des patients CoVID ni même leur temps de passage à l’hô­pi­tal. Il n’a pas été prouvé non plus que ce trai­te­ment « anti­vi­ral » rédui­rait la charge virale chez les patients. Cette conclu­sion est une très mauvaise nouvelle autant pour la FDA que pour L’Union euro­péenne. On apprend notam­ment ceci (28 octobre 2020N12) :

L’Agence médi­cale euro­péenne, l’ho­mo­logue euro­péen de la FDA, a donné en juillet une « appro­ba­tion condi­tion­nelle » — simi­laire à une Emergency Use Authorization — au Remdésivir mais elle n’a pas encore donné toute sa béné­dic­tion. L’Union euro­péenne a néan­moins négo­cié un « accord d’ap­pro­vi­sion­ne­ment conjoint » avec Gilead qui propose 500 000 forma­tions au trai­te­ment sur les 6 prochains mois pour 1,2 milliard de dollars. Une porte-parole de la Commission confirme à Science qu’elle n’a été infor­mée de l’échec du médi­ca­ment dans l’essai Solidarité que le lende­main de la signa­ture du nouveau contrat, le 8 octobre.

Le Formindep renvoie dos à dos les accu­sa­teurs de conflits d’in­té­rêt, parti­cu­liè­re­ment dans le combat entre Gilead et l’IHU de Marseille (3 juillet 2020N13) :

Il n’est clai­re­ment pas des plus judi­cieux d’interviewer des experts en lien avec un labo­ra­toire sur un de ses produits ou de ses concur­rents. Mais en l’occurrence, il est à noter que la revue Prescrire, rigou­reu­se­ment indé­pen­dante des labo­ra­toires, exprime les mêmes réserves sur l’hydroxychloroquine que des experts en lien avec Gilead, car celles-ci sont fondées sur les données de la science et non sur un discours marke­ting. Ceci n’exempte bien sûr en rien Gilead pour ses pratiques marke­ting scan­da­leuses, qu’aborde un récent article du British Medical Journal [24 juin 2020N14].

Vitamine C, etc.

L’administration par voie intra­vei­neuse de fortes doses de vita­mine C pour renfor­cer le trai­te­ment de formes sévères du syndrome respi­ra­toire fait l’ob­jet d’une contro­verse simi­laire à celle sur le cock­tail hydroxy­chlo­ro­quine + azithro­my­cine promu par l’IHU de Marseille. Des succès ont été annon­cés sans l’ap­pui d’es­sais cliniques. Les experts protestent donc que ce proto­cole n’est pas « validé » (31 mars 2020N15). Toutefois, plus de 20 hôpi­taux new-yorkais l’ont adopté (24 marsN16) et des essais cliniques ont été menés en Chine (21 février 2020N17) — voir la présen­ta­tion de Dr R Cheng au NIH, mars 2020. Une étude préli­mi­naire aux USA sur des patients de septi­cé­mie et de syndrome respi­ra­toire aigu n’avait pas donné de résul­tat posi­tif (Fowler AA et al., 2019N18).

Aux USA, les méde­cins membres du Front Line COVID-19 Critical Care Consortium préco­ni­saient de lutter en prio­rité contre l’in­flam­ma­tion galo­pante dans les poumons (10 avril 2020N19). Ils utili­saient à cet effet un trai­te­ment par injec­tion intra­vei­neuse d’anti-inflammatoires puis­sants : de la vita­mine C et des corti­co­sté­roïdesN20 dès l’en­trée aux urgences et toutes les six heures.

Le Dr Marik témoigne : « Ce n’est pas le virus qui tue l’hôte, c’est la réponse de l’hôte au virus. » […]

Le système immu­ni­taire réagit à une infec­tion en libé­rant des protéines appe­lées cyto­kines qui déclenchent l’in­flam­ma­tion. L’inflammation est une partie natu­relle du proces­sus de guéri­son, mais un système immu­ni­taire exces­sif peut déclen­cher une « tempête de cyto­kines » qui peut envoyer l’in­flam­ma­tion en spirale à des niveaux dangereux.

Lorsque cette inflam­ma­tion extrême laisse les patients à bout de souffle, les soignants l’at­tri­buent par erreur au syndrome de détresse respi­ra­toire aiguë (SDRA), explique le Dr Marik. Le trai­te­ment SDRA stan­dard est l’in­tu­ba­tion — l’in­ser­tion d’un tube dans la gorge et direc­te­ment dans les poumons — et leur connexion à un venti­la­teur méca­nique qui force l’air dans les poumons. Malheureusement, une grande majo­rité des patients sous COVID-19 venti­lés — dans certains cas, plus de 80% — meurent. […]

Le Dr Marik réitère l’im­por­tance de commen­cer le trai­te­ment tôt. « Si vous atten­dez qu’ils se brisent et finissent en venti­la­tion, le Titanic est déjà en train de couler. […] Vous devez inter­ve­nir tôt et de manière agres­sive pour éviter qu’ils ne se détériorent. »

Ivermectine

Le Dr Gérard Maudrux signa­lait en septembre 2020N21 des travaux ayant révélé l’ef­fi­ca­cité de l’iver­mec­tineN22 en préven­tion et en trai­te­ment de la CoVID-19, écri­vant dans Le Quotidien du méde­cin :

Une nouvelle étude très inté­res­sante vient de sortir. Cette étude argen­tine porte sur près de 1 200 soignants pouvant être conta­mi­nés, sur 4 sites, pendant 2 mois et demi. 788 ont reçu de l’Ivermectine, 407 rien. Résultat : 237 infec­tions dans le groupe non traité, soit 58%, et 0 dans le groupe traité.

Un dossier sur ces trai­te­ments a été publié par The Complete Guide To Health​.comN23 et le proto­cole de soin traduit en fran­çais est dispo­nible en PDF (2020N24). Toutefois, l’en­goue­ment suscité par ces premiers résul­tats et des travaux de qualité scien­ti­fique médiocre (expé­ri­men­ta­tion in vitro, absence de groupes de contrôle ou de rando­mi­sa­tion etc.) rappelle forte­ment la propa­gande sur l’hy­droxy­chlo­ro­quine. Le site de l’AIMSIB relaye malen­con­treu­se­ment ces données incom­plètes ou erro­nées. Une analyse critique a été publiée par Jérémy Anso (14 janvier 2021N25) qui conclut :

Je ne sais pas si ça fonc­tionne. Voilà tout. Ce n’est pour­tant pas si diffi­cile à recon­naître en lisant dans le détail toutes les études, et en évitant de tomber dans des attrape-nigauds tels que c19i​ver​mec​tin​.com.

Les preuves sont insuf­fi­santes. Globalement de mauvaises qualité et sous-dimensionné pour faire émer­ger des diffé­rences statis­ti­que­ment signi­fi­ca­tives. On mélange de l’ivermectine avec d’autres molé­cules, on compare des groupes d’individus avec des statis­tiques mondiales sans rien connaître des patients. […]

J’ose leur deman­der de dire « je ne sais pas », quand on ne sait vrai­ment pas. C’est une preuve d’intelligence et d’honnêteté intel­lec­tuelle de le faire quand il le faut. Ce n’est pas une faiblesse, c’est presque du courage.

En réac­tion à un avis défa­vo­rable de l’Agence euro­péenne du médi­ca­ment sur l’iver­mec­tine (22 mars 2021N26), Gérard Maudrux a rappelé sur son blog — mais sans liens vers des sources véri­fiables — que de nombreuses nouvelles indi­ca­tions de son effi­ca­cité en trai­te­ment et en préven­tion ont été parta­gées (23 mars 2021N27). Il commente :

[L’EMA] recon­naît n’avoir été saisie d’aucune demande concer­nant cette auto­ri­sa­tion. Alors pour­quoi ce commu­ni­qué ? Il y a bien quelqu’un qui lui a demandé de le faire, à défaut d’avoir été inter­ro­gée pour consti­tuer un dossier ? Attitude plus qu’étrange, évoquant un commu­ni­qué télécommandé.

Aux accu­sa­tions complo­tistes autour d’une prépu­bli­ca­tion de méta-analyse par Unitaid (20 janvier 2021N28), Jérémy Anso répond (22 mars 2021N29) :

Les révé­la­tions de ce complot et de cette mani­pu­la­tion viennent […] du Dr. Lawrie, elle-même respon­sable d’une prépu­bli­ca­tion criti­quable et très favo­rable à l’ivermectine avec sa société […], qu’elle a obtenu d’une conver­sa­tion avec Andrew Hill.

D’après France Soir, connu pour parta­ger les thèses les plus folles sur le Covid-19 et ses trai­te­ments, le Dr Hill aurait dit au Dr Lawrie qui aurait dit à France-Soir qu’Unitaid aurait écrit la conclusion.

On est au niveau de « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours » d’un point de vue inves­ti­ga­tion jour­na­lis­tique. Ce serait risible si ce n’était pas aussi inquiétant.

Est-ce que les membres du collec­tif citoyen de France Soir, connu pour ses inves­ti­ga­tions qui se limitent à Google Image, ont-ils pris la peine de véri­fier cette information ?

Ont-ils seule­ment contacté le Dr Hill, auteur prin­ci­pal de la méta-analyse, pour confir­mer ses propos et les pres­sions faites par Unitaid ?

La loi fran­çaise prévoit que les débats de l’Agence natio­nale de sécu­rité du médi­ca­ment (ANSM), en premier lieu ceux concer­nant les accep­ta­tions et refus d’autorisation de mise sur le marché (AMM), de recom­man­da­tions tempo­raires d’uti­li­sa­tion (RTU) et d’au­to­ri­sa­tions tempo­raires d’uti­li­sa­tion (ATU), soient enre­gis­trés et conser­vés, avec « le détail et les expli­ca­tions des votes, y compris les opinions mino­ri­taires ». Or, dans le cas de l’iver­mec­tine, cette procé­dure n’a pas été respec­tée, les déli­bé­ra­tions étant restées « secret défense ». L’ANSM a répondu à la demande de commu­ni­ca­tion des déli­bé­ra­tions (Maudrux G, 9 mai 2021N30) :

En effet, la perti­nence d’élaborer la RTU préci­tée a fait l’objet d’une évalua­tion pure­ment interne, menée par les services compé­tents de l’agence. A cet égard, il peut être rappelé que si l’article R. 5322–14 du Code de la santé publique permet au direc­teur géné­ral de l’agence de mettre en place des instances consul­ta­tives d’expertises, la mise en place puis la saisine de ces dernières n’est cepen­dant pas une obli­ga­tion et demeure pure­ment discré­tion­naire. .… Enfin, les dispo­si­tions du Code de la santé publique spéci­fiques à l’élaboration des RTU ne prévoient pas non plus de consul­ta­tion obli­ga­toire de telles instances.

Le 11 février 2021, les National Institutes of Health (USA) ont dressé un bilan des études sur l’ef­fi­ca­cité de l’iver­mec­tine et publié la recom­man­da­tion suivante (2021N31) :

Les données sont insuf­fi­santes pour que le Groupe d’ex­perts sur le trai­te­ment de la COVID-19 (le Groupe) recom­mande ou non l’uti­li­sa­tion de l’iver­mec­tine en trai­te­ment de la COVID-19. Les résul­tats d’es­sais cliniques suffi­sam­ment puis­sants, bien conçus et bien conduits sont néces­saires pour four­nir des conseils plus spéci­fiques et fondés sur des preuves quant au rôle de l’iver­mec­tine dans le trai­te­ment de la COVID-19.

L’ivermectine fait partie des trai­te­ments préven­tifs ou précoces préco­ni­sés en Inde, qui a connu une forte décrois­sance d’hos­pi­ta­li­sa­tions après une vague du variant Delta au début de 2021 — crise sani­taire forte­ment média­ti­sée en Occident bien que l’in­ci­dence de l’épi­dé­mie ait été plus faible qu’en France. Le taux de vacci­na­tions étant très faible, l’ef­fi­ca­cité de ces trai­te­ments a été envi­sa­gée comme expli­ca­tion, bien que vigou­reu­se­ment contes­tée par des obser­va­teurs qui ne vivent pas sur place (Kertscher T, 21 mai 2021N32).

Le 25 mai 2021, la Haute Cour de Bombay à Goa avait émis un juge­ment auto­ri­sant l’uti­li­sa­tion de l’iver­mec­tine en trai­te­ment de la CoVID-19 (Dutta A, 28 mai 2021N33) :

Vishwajit P Rane, le ministre de la Santé de Goa, a informé vendredi que la Haute Cour de Goa a approuvé l’uti­li­sa­tion du médi­ca­ment Ivermectin dans le trai­te­ment du COVID. La propo­si­tion a été faite par le ministre en chef de Goa, Pramod Sawant, d’uti­li­ser le médi­ca­ment anti­pa­ra­si­taire dans le trai­te­ment de l’in­fec­tion par le COVID-19. Le ministre de la santé est certain que l’uti­li­sa­tion du médi­ca­ment donnera des résul­tats posi­tifs et que le taux d’in­fec­tion à Goa diminuera.

Le 26 mai 2021, faisant réfé­rence à ce juge­ment, l’Association du barreau indien a adressé une noti­fi­ca­tion légale pour « outrage à la cour et crimes contre l’hu­ma­nité » au direc­teur géné­ral de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros Adhanom Gebreyesus, et à la scien­ti­fique en chef de l’OMS, le Dr Soumya Swaminathan (IBA, 16 juin 2021N34 ; 2 juin 2021N35). Cette dernière avait déclaré que l’OMS ne recom­man­dait pas l’uti­li­sa­tion de l’Ivermectine pour trai­ter la suppo­sée mala­die de Covid-19, « sauf dans le cadre d’es­sais cliniques ». Elle avait égale­ment déclaré qu’il n’y avait « aucune preuve » que le médi­ca­ment contri­bue­rait à arrê­ter la progres­sion de la mala­die présu­mée. Les mili­tants du Covid Call to HumanityN36 ajou­taient (2 juin 2021N35) :

Inspirée par le succès d’autres États, la ville de Mumbai a intenté une action en justice pour deman­der à la Haute Cour de Mumbai d’or­don­ner au gouver­ne­ment central de dépo­ser une « décla­ra­tion sous serment basée sur un litige d’in­té­rêt public qui demande l’in­clu­sion de l’Ivermectine et de la Vitamine D dans le régime prophy­lac­tique du proto­cole natio­nal COVID-19 » […]. Si l’Inde fait une recom­man­da­tion offi­cielle d’in­clure l’Ivermectine dans les régimes prophy­lac­tiques et de trai­te­ment natio­naux pour le COVID-19, et que les décès et les cas dans le pays restent faibles, alors l’au­to­ri­sa­tion d’uti­li­sa­tion d’ur­gence (EUA) des vaccins COVID devra être révoquée.

Toutefois, le minis­tère de la Santé du gouver­ne­ment central n’a pas penché dans le même sens (Kar S, 7 juin 2021N37) :

La Direction géné­rale des services de santé (DGHS) du minis­tère de la Santé de l’Union a révisé les direc­tives de gestion du COVID-19 et a décidé de ne pas utili­ser certains médi­ca­ments puis­sants pour les cas légers ou asymp­to­ma­tiques de coro­na­vi­rus. Selon les nouvelles direc­tives publiées le 27 mai, le minis­tère de la santé a écrit à la commu­nauté des méde­cins pour leur deman­der de ne pas pres­crire des médi­ca­ments comme l’hy­droxy­chlo­ro­quine, l’iver­mec­tine, la doxy­cy­cline, le zinc, les multi­vi­ta­mines, etc.

La situa­tion en Inde est bien plus complexe que ne le font appa­raître ces péri­pé­ties médico-judiciaires exer­cées par de nombreux groupes de pres­sion dans un état fédé­ral de popu­la­tion supé­rieure à celle de l’Europe.

Le site Ivermectin for COVID-19 : real-time meta analy­sisN38 publie « en temps réel », par un proces­sus d’in­clu­sion auto­ma­tique, les résul­tats des essais sur l’iver­mec­tine compre­nant un groupe de contrôle ; la méthode de sélec­tion est préci­sée en appen­dice. Le même site couvre les études concer­nant 16 autres médi­ca­ments utili­sés en préven­tion ou trai­te­ment. Une confé­rence inter­na­tio­nale dont les enre­gis­tre­ments sont en libre accès (24–25 avril 2021N39) fait le point sur l’ex­pé­rience clinique de 11 spécia­listes de l’iver­mec­tine. Enfin, l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) a recruté des volon­taires pour l’es­sai clinique PRINCIPLE (23 juin 2021N40) qui évaluera l’ef­fi­ca­cité de l’iver­mec­tine et du favi­pi­ra­virN41 (un médi­ca­ment anti­vi­ral) en trai­te­ment précoce de la CoVID-19.

Un essai clinique rando­misé mené en double aveugle sur 500 patients de 42 ans d’âge moyen (± 15.5 ans) (Vallejos J et al., 2 juillet 2021N42) a conclu sur l’ab­sence d’ef­fet de l’iver­mec­tine en termes d’évi­te­ment de l’hospitalisation.

Un article décri­vant une étude inter­ven­tion­nelle d’uti­li­sa­tion prophy­lac­tique de l’iver­mec­tine, en Égypte, et « prou­vant son effi­ca­cité », a fait l’ob­jet d’un retrait suite au signa­le­ment de nombreuses mani­pu­la­tions frau­du­leuses : plagia­ri­sa­tion de para­graphes entiers et incon­sis­tence des données numé­riques (Brown N, 15 juillet 2021N43). Par contre, une équipe de l’Institut Pasteur, en France, a publié les résul­tats encou­ra­geants d’une étude sur l’iver­mec­tine en trai­te­ment de l’in­fec­tion par SARS-CoV‑2 d’hamsters dorés syriens, un modèle animal proche de l’hu­main (Dias de Melo G et al., 12 juillet 2021N44) :

Nous montrons ici que des doses stan­dard d’iver­mec­tine (IVM), un médi­ca­ment anti­pa­ra­si­taire ayant des acti­vi­tés immu­no­mo­du­la­tricesN45 poten­tielles par la voie anti-inflammatoire choli­ner­giqueN46, préviennent la dété­rio­ra­tion clinique, réduisent le défi­cit olfac­tif et limitent l’in­flam­ma­tion des voies respi­ra­toires supé­rieures et infé­rieures chez les hamsters infec­tés par le SRAS-CoV‑2. Alors qu’il n’a aucun effet sur la charge virale dans les voies respi­ra­toires des animaux infec­tés, les analyses trans­crip­to­miquesN47 des poumons infec­tés révèlent que l’IVM atté­nue les réponses à l’inter­fé­ronN48 de type I et module plusieurs autres voies inflam­ma­toires. […] Dans l’en­semble, cette étude soutient l’uti­li­sa­tion de médi­ca­ments immu­no­mo­du­la­teurs, tels que l’IVM, pour amélio­rer l’état clinique des patients infec­tés par le SRAS-CoV‑2.

À noter que ces cher­cheurs ont constaté que le trai­te­ment n’avait pas d’ef­fet sur la charge virale, ce qui incite à penser que — du moins pour ce modèle animal — il n’y aurait pas de corré­la­tion entre la charge virale et la gravité de l’in­fec­tion, mais de manière plus gênante que ce médi­ca­ment n’au­rait aucun effet anti­vi­ral. Seuls les animaux femelles ont béné­fi­cié de ses effets. Le virus inoculé était iden­ti­fié « BetaCoV/France/IDF00372/2020 » mais je n’ai pas encore trouvé d’in­for­ma­tion sur la classe de « variants » à laquelle il appartient.

Deaxaméthasone, quercétine

Dans le cadre de l’es­sai clinique RECOVERYN49, la dexa­mé­tha­soneN50, un médi­ca­ment anti-inflammatoire et immu­no­sup­pres­seur inventé en 1957 (et bon marché) s’est révélé effi­cace pour réduire le risque de décès des patients atteints de Covid-19 hospi­ta­li­sés en soins inten­sifs, qu’ils soient sous oxygène ou sous respi­ra­teur (17 juin 2020N51) :

La dexa­mé­tha­sone s’est avérée très utile pour les patients venti­lés ; les décès de ce groupe ont dimi­nué d’environ un tiers grâce au trai­te­ment médi­ca­men­teux. En revanche, les décès n’ont dimi­nué que d’un cinquième dans le groupe des patients qui n’avaient besoin que d’une oxygé­no­thé­ra­pie. Enfin, aucun avan­tage n’a pu être mis en évidence pour les patients capables de respi­rer normalement.

De nombreuses substances extraites de plantes (à des prix modé­rés) ont été essayées en complé­ment de trai­te­ment de la CoVID-19, parfois avec des résul­tats posi­tifs assez marqués pour en recom­man­der l’uti­li­sa­tion. C’est le cas de la quer­cé­tineN52 extraite de thé vert ou de capres qui possède des proprié­tés anti-oxydantes et anti­vi­rales (1er juillet 2020N53) :

La quer­cé­tine a long­temps été évaluée pour ses effets protec­teurs poten­tiels contre les cancers, les mala­dies cardiaques et les cellules qui libèrent des histamines.

Cette substance favo­rise le SIRT2, qui inhibe ensuite l’as­sem­blage du NLRP3N54 de l’inflam­ma­someN55 impli­qué dans l’in­fec­tion par COVID-19, a déclaré Samuel F. Yanuck, DC, du programme de méde­cine inté­gra­tive de l’Université de Caroline du Nord Chapel Hill School of Medicine, qui a co-écrit un examen des recherches émer­gentes sur le sujet [2017N56]. Elle joue égale­ment un rôle dans la faci­li­ta­tion du trans­port du zinc à travers les membranes lipi­diques, a déclaré Yanuck.

L’article d’Elisabeth Hlavinka (1er juillet 2020N53) suggère un paral­lèle entre l’en­goue­ment pour cette substance et celui pour l’hy­droxy­chlo­ro­quine, du fait qu’au­cun essai clinique rando­misé contrôlé contre placebo n’a appuyé les résul­tats obte­nus par des équipes soignantes — voir le proto­cole d’EVMS (22 juin 2020N57) et la revue de Biancatelli (19 juin 2020N58). Un essai rando­misé contrôlé avec un bras placebo devait publier ses résul­tats en juillet-août (15 mai 2020N59), mais en mars 2021 aucun résul­tat n’a encore été commu­ni­qué, ce qui laisse suppo­ser que les hypo­thèses (trai­te­ment et prophy­laxie) n’au­raient pas été vérifiées.

Pratiques diverses et critiques

Un groupe de jour­na­listes amateurs, le Collectif Citoyen pour France Soir, a publié un article supposé dénon­cer les mani­pu­la­tions et conflits d’in­té­rêts en arrière-plan d’es­sais cliniques comme RECOVERYN49 : CovidPapers, Recovery : Incompétence, Mensonge, Manipulation et gros dollars (17 juinN60). Les erreurs et le style complo­tiste de cette équipe (anonyme) ont été décryp­tés par J. Anso (18 juinN61) :

Le collec­tif a fait ce qu’il sait le mieux faire : des analyses tota­le­ment farfe­lues au mépris de toutes consi­dé­ra­tions éthiques et profes­sion­nelles pour en arri­ver à la seule conclu­sion dési­rée. Celle de discré­di­ter toutes les études néga­tives sur l’hydroxychloroquine. […]

Ce groupe d’individus n’hésite pas à rassem­bler des infor­ma­tions obso­lètes et falla­cieuses sans faire la moindre véri­fi­ca­tion ni recou­pe­ment, dans le but de monter un dossier à charge pure­ment complo­tiste et idéo­lo­gique. Plus grave, le collec­tif partage des infor­ma­tions qui inva­lident ses propres affir­ma­tions et semble être tota­le­ment incom­pé­tent en matière d’analyse médi­cale et statistique.

En février 2021, quelques trai­te­ments ont acquis de la popu­la­rité sur la base de l’ex­pé­rience clinique d’équipes hospi­ta­lières, en situa­tion d’ur­gence, à défaut d’es­sais cliniques randomisés/contrôlés dont j’ai souli­gné la diffi­culté de mise en œuvre. En Californie, Dr. George Fareed et Dr. Brian Tyson publient les proto­coles de trai­te­ments qui ont fait leurs preuves à Frontline Valley (17 février 2021N62). En plus des substances précé­dem­ment citées — hydroxy­chlo­ro­quine, azythro­mi­cine, sulfate de zinc, vita­mine D3, iver­mec­tineN22 — ils utilisent de l’aspi­rineN63, de la doxy­cy­clineN64, de la colchi­cineN65, du budé­so­nideN66 et de la fluvoxa­mineN67 dans des combi­nai­sons précises. 

À signa­ler aussi, le proto­cole I‑MASK+N68 proposé aux USA par la Front Line COVID-19 Care Alliance (FLCCCN69) et qui combine iver­mec­tine, fluvoxa­mine, assai­nis­se­ment naso-pharyngé, vita­mines C et D3, quer­cé­tine, zinc, méla­to­nine et aspi­rine en trai­te­ment ambu­la­toire. Ce trai­te­ment a fait l’ob­jet de contro­verses et d’une véri­table guerre médiatique.

Tout essai rando­misé sur de tels cock­tails de médi­ca­ments exige­rait une popu­la­tion de patients bien plus vaste que celle gérable par une insti­tu­tion hospi­ta­lière. Bien entendu, ces proto­coles ne peuvent être mis en œuvre que sous surveillance médicale.

Conclusion provisoire

Fin septembre 2020, les ques­tions « Pourquoi n’avons-nous toujours pas de remèdes au coro­na­vi­rus ? » et « Quels sont les méca­nismes du virus ciblés par les diffé­rentes stra­té­gies théra­peu­tiques ? » avaient été posées à Bruno Canard, direc­teur de recherche au CNRS, et Antoine Flahault, méde­cin épidé­mio­lo­giste et profes­seur de santé publique, lors d’un entre­tien radio­pho­nique dont je recom­mande vive­ment l’écoute (21 septembreN70).

Il est diffi­cile de se « faire une opinion » — à suppo­ser que ce soit néces­saire — au sujet de cette pandé­mie car les scien­ti­fiques qui ne sont pas mobi­li­sés pour galva­ni­ser les foules en faveur de la campagne vacci­nale s’ex­priment avec beau­coup de prudence. Ils/elles recon­naissent impli­ci­te­ment que, malgré les avan­cées des connais­sances sur cette pandé­mie, les incer­ti­tudes sont loin d’avoir disparu et auraient même tendance à en augmen­ter l’opacité.

Les moyens sont à la hauteur du défi lancé par cette pandé­mie — et d’autres à venir inévi­ta­ble­ment. Dans l’at­tente d’un « médi­ca­ment miracle », le plus sage est de prendre soin de sa santé globa­le­ment, en veillant plus parti­cu­liè­re­ment à la réac­ti­vité du système immu­ni­taire — voir mon article.

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Article créé le 17/07/2021 - modifié le 30/07/2021 à 07h56

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