La marche est un art

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Personnellement, j’ai réap­pris à mar­cher pen­dant notre séjour d’un an auprès du dan­seur François Malkovsky (lien:ktvn) alors âgé de 84 ans. Malko cor­ri­geait nos pos­tures et mou­ve­ments — sur un mode trop « aérien » — mais sur­tout, pen­dant ces mois passés à l’é­cart de la vie urbaine, j’ai choisi de ne pas porter de chaus­sures y com­pris sur les che­mins caillou­teux. Un excellent exer­cice pour ne plus talon­ner, res­tau­rer l’on­du­la­tion natu­relle de la colonne et la sou­plesse des hanches tout en libé­rant les épaules en oppo­si­tion avec les jambes.

Au cours des années, tou­te­fois, cette flui­dité avait dis­paru et les mau­vaises habi­tudes avaient repris place… Une réédu­ca­tion s’est avérée néces­saire.

marche_qui_soigne
Source : lien:45y8

Dans son livre La marche qui soigne (2015 lien:45y8), Jacques-Alain Lachant, ostéo­pathe res­pon­sable de la consul­ta­tion sur la marche à la cli­nique du Montlouis (Paris), affirme qu’une grande part de nos dou­leurs et de nos pro­blèmes mus­cu­laires et sque­let­tiques vient de ce que nous ne savons plus mar­cher ni nous « porter » . Il explique en quoi consiste la marche por­tante. Son pre­mier ouvrage est tech­nique mais il four­nit des repères qui per­mettent d’a­mé­lio­rer la pra­tique.

La marche por­tante est pré­sen­tée dans deux autres ouvrages : Bien mar­cher, ça s’ap­prend ! (2018 lien:9bzq) et La légè­reté qui soigne (2020 à paraître lien:iutk). On peut en saisir les grandes lignes avec ces vidéos :

  1. Analyse des défauts d’exé­cu­tion de la marche (lien:v5zy)
  2. Mise en évi­dence du lien entre le tonus abdo­mi­nal fin et l’é­qui­libre cer­vi­cal en posi­tion debout (lien:vr64)
  3. La légè­reté de la ver­ti­ca­lité et du mou­ve­ment debout induites par le tra­vail du pied (lien:ajxo)
  4. Le jeu de la marche arrière qui pré­pare la pro­pul­sion et nour­rit la pro­prio­cep­tion (lien:26lg)
  5. Pour mieux mar­cher, se servir de ses mains (lien:btb5)
  6. Analyse d’une marche talon­nante et ses effets sur la pos­ture (lien:qk3w)
  7. Correction pos­tu­rale (lien:kryv)
  8. Sollicitation du tonus abdo­mi­nal fin et sup­pres­sion de la talon­nade de marche (lien:j02w)
  9. Le rôle de la pré­sence des mains (lien:pstz)
  10. Travail de la marche por­tante à l’ar­rêt (lien:0fey)
  11. Le twist de démar­rage pour débu­ter la pro­pul­sion de marche (lien:hna0)
  12. Travail sur la pré­sence des mains dans la marche (lien:7kg1)
  13. Le témoi­gnage du patient (lien:txfh)
  14. Diagnostic d’une sub­tile boi­te­rie (lien:hg1x)
  15. Correction de la ver­ti­ca­lité et de la lor­dose lom­baire dans la pos­ture debout (lien:t0iy)
  16. La décou­verte des effets pos­tu­raux du tonus abdo­mi­nal de base (lien:b2c3)
  17. Éducation de la pro­pul­sion de marche (lien:v5fa)
  18. L’entraînement au rythme de la marche pro­pul­sante (lien:4qil)
  19. Témoignage de l’ex­pé­rience du patient (lien:j5b5)
  20. Diagnostic de la boi­te­rie de marche (lien:256s)
  21. Travail sur la pré­sence et la légè­reté (lien:mlar)

Comme pour la course, une erreur répan­due — bien qu’en­sei­gnée en « réédu­ca­tion » par de nom­breux kiné­si­thé­ra­peutes — est celle qui consiste à lancer la jambe en avant pour ini­tier le pas au lieu de pous­ser sur la jambe arrière. Cette pra­tique incor­recte était signa­lée dans un film docu­men­taire (dont j’ai perdu la réfé­rence) décri­vant la tech­nique par­faite de cou­reurs mara­tho­niens afri­cains. Plusieurs pages du blog Société, Sport, Biologie, Technologie (lien:fxtb) pré­sentent les bases d’une foulée cor­recte avec des illus­tra­tions par­lantes (exemple lien:l653).

La des­crip­tion de la marche por­tante peut être com­plé­tée par l’é­veil des marches décrit par Andréine Bel dans Le Corps accordé (2014 lien:bphq p. 201, 358–359). Voir un pre­mier aperçu dans mon article Gymnastique involontaire.

Nous trans­met­tons les bases de la marche por­tante et de l’éveil des muscles dans les stages "Santé Découverte".

Si l’on adopte la marche comme entraî­ne­ment spor­tif ou de santé, il est recom­mandé de s’é­qui­per d’un car­dio­fré­quen­ce­mètre afin de se main­te­nir au plus près de la fré­quence car­diaque opti­male pour l’exer­cice aéro­bie (lien:kpsf). Ce cali­brage (Maximum Aerobic Function) peut obli­ger à ralen­tir le pas dans une montée en forte pente. Pour plus de détails, voir les indi­ca­tions du Dr Philip Maffetone dans mon article Exercice d'endurance.

Sur la glace aussi ! Source : lien:txrg

Article créé le 4/05/2019 – modi­fié le 10/01/2020


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