Soin de soi

Les meilleures solutions contre l’anxiété

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Article invité de Sylvain Spanu, auteur du site Progrès Personnel

⚪️ Vous tra­ver­sez une période dif­fi­cile de votre vie, et penser à l’a­ve­nir crée une anxiété déme­su­rée ?

Elle est si forte que la boule dans la gorge, les pal­pi­ta­tions, les maux de tête et de ventre vous accom­pagnent presque quo­ti­dien­ne­ment et génèrent encore plus d’in­quié­tude ?

Pas de panique ! Dans cet article nous allons détailler com­ment fonc­tionne l’anxiété et les prin­ci­pales solu­tions pour s’en sortir.

Et les meilleures ne sont pas tou­jours celles que l’on croit…

Bonne lec­ture.

1) L’origine de l’anxiété

Lorsqu’on sait d’où viennent nos inquié­tudes, il est plus facile d’agir pour aller mieux. Mais ce n’est pas tou­jours pos­sible.

L’anxiété peut être due à un trau­ma­tisme comme la perte d’un proche, perte de son emploi, rup­ture dif­fi­cile, etc.

Dans ce cas la cause est toute trou­vée.

Mais elle peut aussi être engen­drée par toute une série de petits tracas insi­gni­fiants qui se sont accu­mu­lés dans les der­niers mois.

  • Si la cause est iden­ti­fiée et qu’elle peut-être réso­lue, prenez le pro­blème à bras le corps et remet­tez de l’ordre dans votre vie.
  • Si ce n’est pas le cas, il va fal­loir apprendre à lâcher prise sur les évé­ne­ments et vous consa­crer plus de temps à votre bien-être per­son­nel.

Mais voyons tout d’abord les effets de l’anxiété sur notre corps.

2) S’éduquer sur l’anxiété

L’anxiété et le stress ont des réper­cus­sions phy­siques, ce n’est pas une légende.

Personnellement, pen­dant une période de sur­me­nage dans mon tra­vail, mes jambes étaient lourdes, anky­lo­sées et dou­lou­reuses. Chez d’autres per­sonnes ce sera de la tachy­car­die, une boule dans la gorge, mal au ventre ou encore des sueurs froides.

Ces symp­tômes peuvent géné­rer encore plus d’an­xiété s’ils ne sont pas com­pris. D’où l’in­té­rêt de se ren­sei­gner.

Sachez sim­ple­ment qu’à court terme les symp­tômes de l’an­xiété et du stress sont inof­fen­sifs pour la santé.

À long terme, méfiez-vous car ils peuvent amener un état d’é­pui­se­ment per­ma­nent.

Plus d’in­for­ma­tions sur les symp­tômes de l’an­xiété dans cet article :

Les symp­tômes de l’anxiété

Avez-vous le réflexe « médi­ca­ments » quand vous êtes anxieux ?

3) Les médicaments sont-ils vraiment efficaces ?

Quand on ne se sent pas bien, en par­ti­cu­lier dans notre société, le réflexe est sou­vent de prendre des médi­ca­ments et de s’ar­rê­ter là.

(La France est un des plus gros consom­ma­teur d’an­ti­dé­pres­seurs au monde !)

Et c’est vrai qu’ils sont très effi­caces pour lutter contre les symp­tômes.

Mais comp­ter uni­que­ment sur les médi­ca­ments ne gué­rira pas l’an­xiété.

Cela revient à écoper l’eau d’un navire en train de som­brer plutôt que de répa­rer la brèche.

De plus, beau­coup de médi­ca­ments perdent leur effi­ca­cité sur le long terme. Et cer­tains ont la fâcheuse ten­dance à être très addic­tifs ou à faire prendre du poids.

Pour résu­mer, les médi­ca­ments sont jus­ti­fiés en cas d’an­xiété très forte à court et moyen terme.

Mais il est indis­pen­sable de lutter contre l’an­xiété, en plus des médi­ca­ments avec d’autres méthodes (beau­coup plus effi­caces).

Poursuivons.

4) Penser positif

Ce point est cer­tai­ne­ment le seul qui soit indis­pen­sable.

Imaginons un Monsieur pes­si­miste. Il ne croit pas en lui, et il est per­suadé que son corps et son envi­ron­ne­ment sont là pour lui rendre la vie plus dif­fi­cile.

Quand il se rend à son tra­vail le matin et que son métro est retardé, il pense immé­dia­te­ment :

« Ça y est ! Même les trans­ports publics sont contre moi ! » Il va alors stres­ser et res­sen­tir une dou­leur dans la poi­trine :

« Et en plus il faut que je tombe malade ! Je vais encore perdre mon temps et mon argent chez des méde­cins incom­pé­tents !! » etc.

Et quand il entre­prend quelque chose, la pre­mière dif­fi­culté ren­con­trée devient une preuve que le monde entier lui en veut per­son­nel­le­ment !

Cette façon de vivre fait presque penser à un châ­ti­ment des dieux grecs !

Comparons avec Monsieur opti­miste. Il a confiance en lui et en son corps.

Si son métro est retardé, il ne se met pas à « rager » mais va plutôt se dire :

« Je dois passer plus de temps dans le métro ? Tant mieux je pour­rai lire cet excellent roman plus long­temps ! » ou bien « Je vais en pro­fi­ter pour médi­ter quelques minutes. »

Il ne devient pas hypo­con­driaque à la moindre petite dou­leur comme Monsieur pes­si­miste. Mais il se dira plutôt :

« On dirait que j’ai des pal­pi­ta­tions… J’ai dû être un peu stressé ce matin, rien de grave, ça va passer. »

Et quand il s’agit d’en­tre­prendre, il ne s’ar­rête pas à la pre­mière dif­fi­culté. Chaque dif­fi­culté devient une leçon qui l’aide à passer à l’é­tape sui­vante. Il ne se décou­rage pas car il est cer­tain au fond de lui qu’il va réus­sir !

Quelle façon de vivre vous plaît le plus ?

Vous êtes anxieux ? Alors uti­li­sez cette dif­fi­culté comme une raison de vous construire une vie plus inté­res­sante que jamais !

L’environnement est impor­tant pour conser­ver sa pensée posi­tive.

5) Améliorer ses fréquentations

L’optimisme et le pes­si­misme sont des états d’es­prit conta­gieux.

À une période de ma vie je fré­quen­tais tous les jours des gens néga­tifs qui se plai­gnaient conti­nuel­le­ment sur tous les sujets.

Quoi qu’il se passe au tra­vail ou dans le monde, ce n’é­tait pas assez bien pour eux.

Le jour où j’ai cessé de les fré­quen­ter, j’ai été étonné de voir à quel point mon état d’es­prit était devenu meilleur.

Il n’é­tait plus pollué par toutes ces idées noires sans inté­rêt.

De même en fré­quen­tant des per­sonnes posi­tives et en tenant les néga­tives à dis­tance, vous serez plus à même de vous débar­ras­ser de votre anxiété !

J’ai mis un cer­tain temps avant de com­prendre le lâcher prise.

6) Apprendre à laisser aller

Comme la plu­part des gens, on a sou­vent ten­dance à rumi­ner sur son passé de manière plain­tive :

« Si seule­ment j’a­vais agi autre­ment à ce moment ! »

« Pourquoi per­sonne ne m’a aidé quand j’en avais besoin ? »

Mais il faut bien com­prendre que cette atti­tude ne mène à rien !

Se plaindre du passé n’a jamais amé­lioré le pré­sent, au contraire car vous vous mettez en posi­tion de vic­time.

Vous avez fait des erreurs par le passé ?

Personne n’est par­fait, et ça ne fait pas de vous quel­qu’un de mau­vais ou d’in­ca­pable !

Quelqu’un vous a fait du mal ?

Mais qui gagne si vous conti­nuez à souf­frir ?

Les démons du passé sont des féroces gar­diens de votre anxiété. Laissez-les là où ils sont. Vous n’avez pas besoin d’eux pour construire votre futur.

Le point sui­vant est une alter­na­tive aux médi­ca­ments.

7) Se soigner par les produits naturels

Si votre anxiété est modé­rée et que vous ne sou­hai­tez pas com­men­cer les médi­ca­ments, se soi­gner par les pro­duits natu­rels peut être une solu­tion. Et ils vous évi­te­ront les effets secon­daires des pre­miers.

Parmi les plus popu­laires :

  • les Fleurs de Bach, pro­duit homéo­pa­thique.
  • la Camomille, utile en cas d’anxiété modé­rée. Elle amé­liore la diges­tion, les maux de tête, dimi­nue le stress et amé­liore la santé du foie et des pou­mons.
  • l’Herbe de Saint-Jean, très utile en cas de dépres­sion. Elle amé­liore aussi le som­meil mais atten­tion, il s’agit d’un pro­duit puis­sant à uti­li­ser rai­son­na­ble­ment.

22 pro­duits natu­rels contre l’an­xiété pour aller plus loin :

22 pro­duits natu­rels contre l’anxiété

Attention, cer­tains pro­duits natu­rels ne sont pas ano­dins et peuvent inter­agir avec les médi­ca­ments que vous prenez. Demandez tou­jours l’avis de votre méde­cin avant de les uti­li­ser.

Et n’ou­bliez pas que ces pro­duits sont utiles contre les symp­tômes de l’an­xiété uni­que­ment et ne vous gué­ri­ront pas à eux seuls.

Continuons avec un autre élé­ment très utile.

8) Consommer des oméga 3

Je ne vais pas reve­nir sur l’im­por­tance de soi­gner son ali­men­ta­tion, sur­tout quand on est anxieux.

Pour cet article, je vais seule­ment atti­rer votre atten­tion sur les oméga 3.

Avoir une carence de ces acides gras pro­voque de graves dépres­sions, un manque d’éner­gie et des insom­nies. Donc faites atten­tion à en consom­mer un mini­mum chaque jour.

On les trouve entre autres dans les huiles de pois­sons, maque­reaux, saumon, l’huile de lin, le chanvre ou les noix.

Comment choi­sir ses oméga 3 :

Glucides ou lipides ?

Allez, je vous donne encore quelques bons conseils.

9) Améliorer son sommeil

Comme nous l’a­vons vu, un état anxieux pro­longé entraîne une grande fatigue.

Et une grande fatigue rend plus sen­sible à l’an­xiété (!?) Le ser­pent se mord la queue !

Donc aménagez-vous de bonnes nuits de som­meil dès que pos­sible et sur­tout couchez-vous tous les soirs à la même heure pour un som­meil opti­mal. C’est un moyen de res­pec­ter son hor­loge bio­lo­gique.

Une autre astuce pour bien dormir est de dimi­nuer la lumière dans la pièce où l’on se trouve une heure avant de dormir. Cela simule les effets d’un cou­cher de soleil sur le corps et pré­pare au som­meil.

Et n’hé­si­tez pas à faire de petites siestes de 15 à 20 minutes après le repas de midi, cela fait un bien fou !

Si vous n’avez pas d’en­droit pour la sieste, un cous­sin pour poser sa tête sur le bureau fait très bien l’af­faire. Il ne reste plus qu’à édu­quer vos col­lègues pour ne pas être dérangé pen­dant ce moment répa­ra­teur, et le tour est joué !

Salle de sport ou vol­ley­ball ?

10) L’importance du sport

Savez-vous que notre corps est capable de créer lui-même un anti­dé­pres­seur plus effi­cace que n’im­porte quel médi­ca­ment et qui ne perd pas son effi­ca­cité avec le temps ?

Il s’agit des hor­mones du sport ! (endor­phine, dopa­mine)

Dans les moments où je res­sens une grande apa­thie et que je suis sub­mergé de pen­sées néga­tives, rien de tel que de plon­ger dans l’eau fraîche de ma pis­cine muni­ci­pale et de faire quelques lon­gueurs !

Après ce bon défou­le­ment je res­sens un bien-être de la tête aux pieds et il n’y a plus de place pour la moindre idée noire : je me sens bien !

Alors, si vous ne faites pas de sport, il est temps de vous y mettre. Choisissez celui que vous voulez, celui qui vous rendra fier ! Commencez petit, ne pré­voyez pas un mara­thon à la fin du mois.

Le tout est d’être régu­lier dans ces séances. Trois fois par semaine est idéal.

Voir la sec­tion sport de ce blog pour plus d’informations sur la façon de pra­ti­quer :

Exercice : pour­quoi et com­ment ?

Et nous voici au der­nier conseil de cet article, celui que je pré­fère.

11) Créer de nouvelles habitudes attentionnelles

L’anxiété c’est aussi notre per­sonne qui se plaint de ne pas avoir assez d’at­ten­tion.

Il arrive qu’on mette sa per­sonne au second plan à cer­taines périodes de sa vie, que ce soit pour ses enfants, ses proches où son tra­vail.

Mis à part le som­meil, le sport et l’a­li­men­ta­tion, c’est peut-être le moment de prendre un peu plus de temps pour soi. Vous avez sou­vent rêvé de jouer du piano ?

Pourquoi ne pas com­men­cer main­te­nant ?

Vous êtes fas­ciné par la culture asia­tique ?

Prenez des cours de chi­nois.

Passionné de lit­té­ra­ture ?

Reprenez vos lec­tures.

Prenez ne serait-ce qu’un ou deux moments par semaine rien qu’à vous pour faire quelque chose qui vous plaît vrai­ment et qui vous fait gran­dir humai­ne­ment.

Votre confiance en vous aug­men­tera et cer­tains évé­ne­ments qui vous effraient ou vous rendent anxieux vous affec­te­ront moins. Vous aurez plus confiance en votre avenir.

Et nous voici à la fin de la liste !

J’espère vous avoir donné de nou­velles idées à essayer.

Bien sûr, il faut du temps pour mettre en place tous ces conseils. Mais je vous encou­rage à com­men­cer tout de suite, et à votre rythme.

C’est en com­men­çant aujourd’­hui à agir contre votre anxiété que vous allez ren­con­trer les résul­tats posi­tifs le plus rapi­de­ment.

Et n’ou­bliez pas que le seul moyen de ne pas s’en sortir, c’est de renon­cer à guérir.

Bon cou­rage et prenez soin de vous ! ⚪️


🔵 À propos de l’au­teur : Sylvain Spanu, auteur et blo­gueur, aide les per­sonnes angois­sées à sur­mon­ter leurs peurs et à reprendre leur vie en main à tra­vers son site. En par­ti­cu­lier les per­sonnes hypo­con­driaques et ago­ra­phobes.

Article créé le 2/06/2019 - modifié le 7/02/2020 à 14h55

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